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samedi 15 octobre 2016

Paris - 300 policiers affectés à la sécurité du futur palais de justice ?

Alors que les carences en effectifs sont pointées du doigt, ces nouvelles tâches, actuellement confiées à la gendarmerie, font grincer des dents au sein de la police.


L'affaire fait grincer des dents dans les commissariats parisiens, où l'on ne cesse de dénoncer de cruelles carences en effectifs. La sécurité du futur palais de justice, qui devrait ouvrir en 2018 dans le quartier des Batignolles (XVIIe), pourrait être confiée à la préfecture de police, et non, comme c'est actuellement le cas, à la gendarmerie nationale.


Des indiscrétions, révélées par LCI, avancent même le nombre de 300 fonctionnaires qui pourraient être affectés à la « police des audiences », au transfert des détenus et aux contrôles de sécurité à l'intérieur du tribunal de grande instance (TGI). Autant de personnels, donc, qui ne seraient plus mobilisés sur les missions de voie publique.

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Alors que le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, vient d'annoncer que le TGI, destiné à accueillir quelque 9 000 personnes par jour, ouvrira avec trois à six mois de retard en raison du contexte terroriste qui nécessite un renforcement important des mesures de sécurité (voir notre édition du 8 octobre), les policiers parisiens craignent de se voir attribuer ces nouvelles tâches qu'ils estiment « indues ».

Elles auraient été abordées lors de comités techniques interdépartementaux auxquels siège le préfet de police de Paris. « Le nombre de 280 fonctionnaires a été évoqué dans un premier temps, et l'on parle maintenant de plus de 300 effectifs qui ne seront donc pas affectés dans les commissariats », s'alarme une source policière.

Depuis plusieurs décennies, la gendarmerie, placée sous les ordres d'un colonel, assure la sécurité de l'actuel palais de justice, renforcée par trois escadrons de gendarmes mobiles, soit plus de 250 militaires, auxquels viennent s'ajouter 180 policiers, en charge du « dépôt ».

« 300 hommes, c'est le nombre dont aurait besoin le département de l'Essonne ! », souligne Yvan Assioma, responsable du syndicat Alliance-Police Paris. Et de poursuivre : « Sur le territoire de la Dspap (NDLR : Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne qui couvre Paris, les 92, 93 et 94), qui enregistre une baisse constante des effectifs ces dernières années, on estime à 1 000 le nombre de policiers qui seraient nécessaires pour atténuer la souffrance des commissariats. Celui du Ier arrondissement, par exemple, n'assure plus de missions de police secours depuis un an. » Un constat qui agace au sein de la police.

« La sécurité du futur palais de justice doit être assumée par le ministère de la Justice et confiée à la pénitentiaire, assène Yvan Assioma. La mission des policiers, c'est d'assurer la sécurité de l'espace publique... »

La gendarmerie, tout comme la préfecture, se refuse pour l'instant à confirmer « ce qui n'est qu'un brouillon », selon une source policière qui assure qu'aucune décision n'est encore actée.

Le Parisien

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