Nathalie Goulet, présidente de la commission d’enquête du Sénat contre les réseaux djihadistes vient de visiter la prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe. L’occasion de faire le point sur la radicalisation entre les murs.
L’un des surveillants de la prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe est délégué au renseignement pénitentiaire.
« La lutte contre la radicalisation passe par le renseignement et l’idée est que la prison y prenne part », explique-t-il à Nathalie Goulet, présidente de la commission d'enquête du Sénat contre les réseaux djihadistes. « Nous sommes un puits d’information, poursuit Jean-Paul Chapu, le directeur. Derrière le détenu, il y a les familles, les visiteurs… »
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L’objectif est désormais de construire une équipe autour du délégué au renseignement afin de collecter des données « et surtout de les analyser ».
Arnaud Cahagnet, chef de détention, parcourt des yeux le tableau blanc sur lequel sont inscrits les noms de tous les détenus du centre pénitentiaire. « Sur les 98, ils sont une dizaine à être radicalisés », estime-t-il. Ces derniers sont parfois dans le même bâtiment que d'autres radicalisés, « pour limiter les dégâts. »
Programme de prévention
La lutte contre la radicalisation passe aussi par la culture. À la bibliothèque, plusieurs ouvrages récents évoquent La question musulmane en France. Un détenu regrette : « Pour se saluer, on se dit salam aleykoum mais certains revendiquent des choses alors qu’ils n’y connaissent rien. Ils devraient lire ces livres. »
Ouest-france
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