A la prison de Colmar, les cellules sont minuscules, les douches sales, le chauffage défaillant. Mais ce n’est pas la faute de l’Etat. C’est en tout cas ce qu’a décidé, jeudi, la cour administrative d’appel de Nancy.
Confirmant une décision de première instance du tribunal administratif de Strasbourg qui avait refusé d’engager la responsabilité de l’Etat, elle a débouté de leurs demandes onze détenus.
Ces derniers dénonçaient l’insalubrité de leur maison d’arrêt et réclamaient jusqu’à 15 000 euros de dommages et intérêt à l’État.