lundi 1 avril 2019

Prison de Fresnes : neuf détenus mis à l’écart après la rébellion

Près de 70 détenus refusant de regagner leur cellule, des agents blessés, et des commissions disciplinaires à venir… L’ambiance reste tendue à la prison.

Prison de Fresnes : neuf détenus mis à l’écart après la rébellion

Après la rébellion, les sanctions. Avant même leur passage en commission de discipline ce mardi, neuf détenus de la prison de Fresnes ont été sanctionnés au lendemain des heurts qui ont éclaté dimanche.



3 prisonniers auraient été placés en quartier disciplinaire et six autres auraient été transférés dans un nouvel établissement pénitentiaire.

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Le premier incident a lieu dès le matin dans la première division de Fresnes. Tout ce quartier se retrouve bloqué alors qu’un détenu provoque, selon certaines sources un « tapage intempestif ». Convoqué chez un officier, le prisonnier aurait alors mordu un agent et aurait « tenté de s’emparer de son trousseau de clés ».

La tension monte d’un cran dans l’après-midi. Un détenu qui revient de promenade aurait asséné plusieurs coups de poing au visage d’un agent. Deux autres prisonniers l’auraient également pris à partie. « Notre collègue a eu la mâchoire cassée, peste un surveillant. Il ne peut plus manger du solide. ».

Au même moment, près de 70 prisonniers de la première et de la deuxième division refusent de réintégrer leur cellule après la promenade. Ils entendent protester contre leurs conditions d’hygiène et de détention. La direction fait alors intervenir les Equipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris), des unités créées en 2003. C’est la troisième fois que ces spécialistes du maintien de l’ordre sont déployés à la prison de Fresnes.

Reprise en main de la direction

Des détenus auraient bloqué des portes pour les empêcher de travailler. « Ces récalcitrants n’ayant peur de rien n’ont pas hésité un seul instant à foncer sur la colonne d’assaut en place pour en découdre », assure un agent.

D’après nos informations, ce sont bien ceux qui ont été identifiés comme étant les « meneurs » qui ont été sanctionnés. Il y a trois semaines, un des trois responsables des parloirs suspecté de corruption passive avait été placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès.

« Il y a une reprise en main de la part de la direction à certains endroits de la prison », constate un surveillant.

Source : Le Parisien

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