jeudi 20 juin 2019

Le Havre : un détenu condamné pour terrorisme agresse deux surveillants

Le jeune homme de 25 ans a été immédiatement placé en quartier disciplinaire ce jeudi.

Le Havre : un détenu condamné pour terrorisme agresse deux surveillants

L’agression a eu lieu vers 7 heures du matin ce jeudi, à peine les portes de sa cellule ouvertes. Un détenu, condamné pour des faits de terrorisme, a attaqué deux surveillants du centre pénitentiaire du Havre.



Les frappant à l’aide d’un pied de table en fer, ce jeune homme de 25 ans aurait alors crié «Allah Akbar», selon les premiers témoins.

L’agresseur a été immédiatement placé en quartier disciplinaire, tandis que les agents pénitentiaires ont été transférés aux urgences.

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L’un a été touché au mollet et écorché à la main, entraînant deux jours d’incapacité totale de travail (ITT).

L’autre, une femme, a été légèrement atteinte à la main et à l’avant-bras, écopant d’un jour d’ITT. «Ils vont bien et s'entretiendront demain avec la psychologue du personnel», a précisé une source judiciaire à Libération en fin de journée.

Le parquet antiterroriste de Paris s’est saisi de l’enquête comme il est de coutume lors d’infractions commises par des détenus dits «TIS» (pour «terrorisme islamiste»).

Ni visite ni parloir

Condamné en juillet 2017 à sept ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs terroriste, le détenu était passé durant le même été en quartier d’évaluation de la radicalisation (QER) à Fleury-Mérogis.

A l’issue de son évaluation, il avait été transféré au centre pénitentiaire du Havre. Là-bas, le jeune homme «était plus que suivi» a déclaré Olivier Duval, délégué syndical CGT, à l’AFP : «On savait qu’il pouvait y avoir des problèmes avec lui à tout moment.»

Incarcéré en août 2015 après son retour de Syrie, le jeune homme ayant grandi entre Mantes-la-Jolie et le Gard, affiche un parcours chaotique.

Dès 17 ans, il a été placé dans un établissement pour mineurs pour des faits de vol et de violences, indique une source judiciaire à Libération. «Très isolé», ce détenu «instable, asocial et en rupture familiale» n’a ni visite ni parloir derrière les barreaux, selon nos informations.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Rouen, à la section antiterroriste, à la sous-direction antiterroriste et à la Direction générale de la sécurité intérieure.

Libération






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