vendredi 8 juin 2018

Lure - Prison : les élus s’agacent, le député rassure

Il faudra encore patienter avant d’être fixé sur le sort que le gouvernement réservera au projet de construction d’une nouvelle prison à Lure. Réponse à l’automne. Les élus s’impatientent.


Le plan immobilier pénitentiaire qui devait être présenté ce printemps est repoussé à l’automne. 

Michel Raison a fait part à Nicole Belloubet, garde des Sceaux, de l’impatience des Haut-Saônois qui attendent que les promesses faites en 2014 par l’ex garde des Sceaux, Christiane Taubira, et François Hollande, soient respectées. 


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Eric Houlley pour sa part se dit préoccupé par une certaine logique gouvernementale privilégiant les grands établissements en milieu urbain. Si la construction de la prison de Lure n’est pas abandonnée, elle risque d’être repoussée à une échéance qui serait inacceptable, observe le maire de Lure.

De son côté, Christophe Lejeune réaffirme que le dossier pénitentiaire luron est au premier rang de ses priorités. Il affirme travailler dans la discrétion. « Il n’y a pas que les rendez-vous officiels. J’ai des échanges permanents avec la garde des Sceaux », précise le député de la deuxième circonscription de Haute-Saône.

Points forts du dossier

À ce stade de la concertation, il estime que le projet luron a marqué des points. La seule unanimité de la classe politique ne suffit pas pour faire avancer les choses, insiste-t-il.

La future prison de Lure ne sera pas qu’un centre de détention classique. Il ouvrirait ses portes à un chantier de réinsertion des détenus. Il abriterait des ateliers de sous-traitance pour l’industrie et la filière bois. Les deux secteurs étant en recherche constante de main-d’œuvre. De plus, la future prison est au cœur d’un tissu industriel pouvant offrir une activité suffisante pour maintenir le lien social rendant plus facile le retour à une vie hors des murs. La position du futur centre de détention, à un jet de pierre de la 2X2 voies, est un atout car il permet les flux entrants et sortants de camions. Ce qui n’est pas envisageable pour un établissement situé au centre-ville.

Par ailleurs, le centre de détention pourrait s’adosser à une structure psychiatrique. La proximité de l’Association hospitalière de Bourgogne Franche-Comté pourrait faire pencher la balance. Ce type de prise en charge étant quasiment inexistant en milieu carcéral.

Le député se veut donc rassurant...

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