jeudi 24 mai 2018

Ils abattent les murs de 7 cellules pour tabasser un détenu à la prison de Grasse... Ce que révèle l'enquête

Nice-Matin révèle les premières conclusions de l’administration, quelques jours après la rocambolesque affaire de détenus ayant abattu les cloisons de... sept cellules à la maison d’arrêt de Grasse.

Ils abattent les murs de 7 cellules pour tabasser un détenu à la prison de Grasse... Ce que révèle l'enquête

L’affaire est remontée jusqu’à Paris, à l’administration centrale pénitentiaire, où elle a été prise très au sérieux.



L’histoire est grand guignolesque: des détenus du quartier des mineurs de la maison d’arrêt de Grasse qui réussissent à percer les murs de sept cellules pour aller, dans la huitième, régler son compte à un codétenu...

Il faut se pincer pour y croire.

Cela s’est déroulé dans la nuit du 10 au 11 mai dernier.

D’AUTRES PRISONS SONDÉES!

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Les murs de la maison d’arrêt de Grasse, pourtant relativement récente - ouverte le 8 septembre 1992 - sont-ils en carton? Cet "incident", inédit, a donné lieu à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Grasse.

Parallèlement, l’administration a missionné une enquête administrative. La pénitentiaire est allée sonder les cloisons d’autres prisons ou maisons d’arrêt construites en même temps que Grasse, lors du plan dit "13.000" d’Albin Chalandon (1987). Ce programme de construction comptait 25 établissements pénitentiaires.

Une campagne de sondages qui irait dans le sens d’un défaut de construction "isolé".

Voici les premières conclusions officielles, en réponse à nos questions, de l’enquête interne menée par l’administration centrale: "Aucun autre établissement ne présente de similitudes concernant ces points de fragilité."

Ce rapport préliminaire précise que la sécurité générale de la maison d’arrêt, en matière d’évasion, n’est pas concernée: "L’enquête interne a permis de déterminer que ces points de fragilité concernent uniquement les murs inter-cellules du quartier mineurs et en aucun cas les murs donnant sur la coursive ou sur l’extérieur."

"AUCUNE SANCTION"

La responsabilité des surveillants peut-elle être engagée? "L’enquête n’a fait état d’aucun dysfonctionnement dans le cadre des rondes, donc aucune sanction n’a été prononcée à l’encontre d’agents", indique la pénitentiaire.

Rien à leur reprocher donc, les jeunes détenus s’étant organisés, selon l’administration, pour exécuter leur chantier de démolition en dehors des rondes.

Ces murs de séparation du quartier des mineurs ont-ils été construits selon le cahier des charges? L’administration ne répond pas sur ce point. "Dès la constatation de « points de fragilité », des travaux de réparation ont été entrepris et des solutions techniques envisagées pour y pallier", indique-t-elle simplement.

Des carottages auraient été effectués dans les autres bâtiments, sans qu’on en connaisse le résultat.

Quant au détenu blessé, âgé de 17 ans, il est en attente de transfert dans un autre établissement.

Concernant les agresseurs, deux détenus ont été transférés...

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