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dimanche 9 octobre 2016

Ras-le-bol des surveillants de prison en Haute-Normandie : le syndicat FO appelle à la mobilisation

Pénitentiaire. Multiplication des agressions, sentiment d’insécurité... les agents de prison sont en colère. 

Le syndicat FO se mobilise face aux conditions de travail dégradées<br />des agents de prison, qu’il dénonce (photo d’illustration)

Le syndicat FO appelle à leur mobilisation en Haute-Normandie. Pénitentiaire. Multiplication des agressions, sentiment d’insécurité... les agents de prison sont en colère. Le syndicat FO appelle à leur mobilisation en Haute-Normandie.



À la demande des surveillants normands du Havre, Rouen et Val-de-Reuil, le syndicat FO pénitentiaire en Seine-Maritime et dans l’Eure lance un mouvement de mobilisation demain matin, à partir de 6 h, devant le centre de détention de Val-de-Reuil (Eure). Explications avec son délégué de secteur, Oualid Nahal.

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Pourquoi le syndicat FO pénitentiaire, deuxième syndicat majoritaire dans la région, appelle-t-il à une mobilisation ?

Oualid Nahal : « Nous suivons le mouvement national lancé la semaine dernière par notre syndicat. Il y a un ras-le-bol des personnels à cause de la multiplication des agressions ; de la surpopulation carcérale et des problèmes d’insécurité liés notamment au terrorisme. Début septembre, un détenu radicalisé s’en est pris à deux agents pénitentiaires à la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise) ; cinq surveillants ont été attaqués au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne) et deux agents ont été blessés à la prison de Valence. »

Au niveau régional, le sentiment d’insécurité qui règne au sein du personnel carcéral est-il le même ?

« Oui. Depuis quelques semaines nous sommes sous tension dans les quatre établissements pénitentiaires de la région. Nos revendications sont claires : Nous voulons plus de sécurité face à la menace terroriste et que les règlements intérieurs, qui par manque de courage des directions locales ne sont pas appliqués, le soient désormais. »

Le syndicat souhaite également qu’une classification soit faite au niveau des différentes prisons ?

« Nous voulons que des établissements comme celui de Condé-sur-Sarthe, qui accueille certains détenus aux profils importants (fichés S, multirécidivistes, longues peines pour braquages et autres... N.D.L.R.), soient classés en haute sécurité comme il existait auparavant des maisons de haute sécurité. Nous ne voulons plus, comme c’est le cas actuellement, de pseudos bâtiments ou ailes dédiés à ces détenus, car ce système reste très confus. »

La semaine dernière, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé plusieurs mesures, notamment la construction de nouvelles prisons et de 28 quartiers de préparation à la sortie. Comment avez-vous accueilli ces nouvelles ?

« Ces quartiers de préparation à la sortie sont une bonne chose, car ils permettront de faire de la réinsertion et de ne pas être exclusivement dans le tout sécuritaire. Les détenus seront encadrés par des éducateurs et pourront occuper un emploi à côté, comme une sorte de régime de semi-liberté. Une centaine de détenus devraient bénéficier de cette mesure avec la création d’un quartier dans le centre de Saint-Aubin-Routot.

En revanche, je suis étonné que le ministre n’ait pas évoqué la création d’une nouvelle maison d’arrêt à Rouen, car celle-ci est vétuste. À chaque fois, des travaux - qui coûtent cher - de remise aux normes y sont effectués. Il n’y a pas eu d’annonces concernant de nouveaux postes de surveillants et sur leurs salaires et primes, car ces derniers ne sont pas rémunérés à leur juste valeur. »

PROPOS RECUEILLIS PAR ÉLISE KERGAL

À la demande des surveillants normands du Havre, Rouen et Val-de-Reuil, le syndicat FO pénitentiaire en Seine-Maritime et dans l’Eure lance un mouvement de mobilisation demain matin, à partir de 6 h, devant le centre de détention de Val-de-Reuil (Eure). Explications avec son délégué de secteur, Oualid Nahal.

Pourquoi le syndicat FO pénitentiaire, deuxième syndicat majoritaire dans la région, appelle-t-il à une mobilisation ?

Oualid Nahal : « Nous suivons le mouvement national lancé la semaine dernière par notre syndicat. Il y a un ras-le-bol des personnels à cause de la multiplication des agressions ; de la surpopulation carcérale et des problèmes d’insécurité liés notamment au terrorisme. Début septembre, un détenu radicalisé s’en est pris à deux agents pénitentiaires à la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise) ; cinq surveillants ont été attaqués au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne) et deux agents ont été blessés à la prison de Valence. »

Au niveau régional, le sentiment d’insécurité qui règne au sein du personnel carcéral est-il le même ?

« Oui. Depuis quelques semaines nous sommes sous tension dans les quatre établissements pénitentiaires de la région. Nos revendications sont claires : Nous voulons plus de sécurité face à la menace terroriste et que les règlements intérieurs, qui par manque de courage des directions locales ne sont pas appliqués, le soient désormais. »

Le syndicat souhaite également qu’une classification soit faite au niveau des différentes prisons ?

« Nous voulons que des établissements comme celui de Condé-sur-Sarthe, qui accueille certains détenus aux profils importants (fichés S, multirécidivistes, longues peines pour braquages et autres... N.D.L.R.), soient classés en haute sécurité comme il existait auparavant des maisons de haute sécurité. Nous ne voulons plus, comme c’est le cas actuellement, de pseudos bâtiments ou ailes dédiés à ces détenus, car ce système reste très confus. »

La semaine dernière, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé plusieurs mesures, notamment la construction de nouvelles prisons et de 28 quartiers de préparation à la sortie. Comment avez-vous accueilli ces nouvelles ?

« Ces quartiers de préparation à la sortie sont une bonne chose, car ils permettront de faire de la réinsertion et de ne pas être exclusivement dans le tout sécuritaire. Les détenus seront encadrés par des éducateurs et pourront occuper un emploi à côté, comme une sorte de régime de semi-liberté. Une centaine de détenus devraient bénéficier de cette mesure avec la création d’un quartier dans le centre de Saint-Aubin-Routot.

En revanche, je suis étonné que le ministre n’ait pas évoqué la création d’une nouvelle maison d’arrêt à Rouen, car celle-ci est vétuste. À chaque fois, des travaux - qui coûtent cher - de remise aux normes y sont effectués. Il n’y a pas eu d’annonces concernant de nouveaux postes de surveillants et sur leurs salaires et primes, car ces derniers ne sont pas rémunérés à leur juste valeur. »

Paris Normandie

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