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dimanche 30 avril 2017

Maubeuge - Il agresse un surveillant de prison pour une histoire de cantine

Un surveillant de prison avait été agressé en janvier par un détenu. Les deux ont comparu pour des faits de violence.

Agression en prison
: le détenu et le surveillant à la barre. Photo archives Sami Belloumi

Les faits se passent au centre pénitentiaire de Maubeuge, ce matin du 16 janvier. Un surveillant a pour mission de ramener un détenu à la douche. Ce dernier fait preuve d’un certain énervement pour ne pas avoir reçu son tabac lors de sa cantine.


C’est alors qu’il lui met un violent coup de tête. Le détenu est emmené dans la cour du quartier disciplinaire, menotté, «  torse nu et pieds nus  ». Le surveillant agressé se rend dans la cour du quartier disciplinaire, «  pour prêter main forte à des collègues  ».

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«  Mais vos collègues ne vous avaient rien demandé  », interroge la présidente du tribunal, à l’un des deux prévenus, en l’occurrence le surveillant qui lui répond par la négative. Il reconnaît juste avoir à son tour «  mis une tape sur la tête  » du détenu qui venait de l’agresser «  pour le calmer  », et d’avoir tenté un «  geste technique pour le maîtriser  ». Un geste raté, qui aurait fini par un coup dans le ventre du détenu. «  Je voulais que la situation soit contenue  », a redit à la barre le surveillant.

L’agression lui occasionnera deux jours ITT.

À la présidente du tribunal, le détenu, souffrant de problème psychologique, et au casier judiciaire bien fourni, dira «  regretter son geste  », reconnaissant les insultes à l’encontre du surveillant. «  Le travail de surveillant pénitentiaire n’est pas un travail facile. Mais vous avez franchi la ligne rouge  », gronde la procureure au surveillant.

«  C’est un dossier atypique. Les faits ne sont pas acceptables de la part de mon client. Les faits de violence sur mon client sont aussi inacceptables  », plaide le conseil du détenu. Ce dernier écope de dix mois ferme, et le surveillant de prison, de six mois assortis de sursis et d’une interdiction d’exercer la profession de surveillant pénitentiaire pendant cinq ans.

La Voix du Nord

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