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mercredi 12 octobre 2016

Extension de l'Enap : le match commence à peine

Les élus sont montés hier à Paris, pour dire tout le bien qu'ils pensaient d'une Enap agrandie, à Agen. L'agglomération a fait des concessions, mais d'autres villes seraient en lice...

Les élus lot-et-garonnais place Vendôme, hier. / Photo DR reproduction

Dire que l'Enap est un sujet qui hante les élus lot-et-garonnais serait pousser le bouchon un peu loin.

N'empêche: Agen est mobilisé pour gagner la bataille de l'extension de cette école et entend donner le maximum pour remporter la mise.



Donner des terrains, par exemple. Hier, les élus du Lot-et-Garonne avaient pris leur bâton de pèlerin – Pierre Camani (sénateur, PS, président du conseil départemental de Lot-et-Garonne), Jean Dionis du Séjour (maire UDI d'Agen et président de l'agglomération d'Agen), Lucette Lousteau (députée PS d'Agen-Nérac), Sandrine Laffore (conseillère régionale PS) et Henri Tandonnet (sénateur UDI) – afin de défendre le dossier d'Agen devant le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas.

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Un entretien de plus d'une heure, suivi par les deux conseillers parlementaires et le conseiller pénitentiaire du locataire de la place Vendôme. Même si le dossier agenais est considéré par le Premier ministre comme «une option naturelle» pour l'extension, il a à nouveau été épluché hier, et les élus ont dû répondre à de nombreuses interrogations, portant notamment sur les terrains, leur caractère inondable ou non, et les options immobilières qui pouvaient y être prises.

Terrains et réseaux, c'est cadeau

Pour la partie logement, les terrains ciblés appartiennent déjà à l'Etat et différents cas ont été évoqués, par exemple la poursuite du bail emphytéotique liant l'Enap à Agen Habitat, et permettant le versement de loyers au bailleur social.

Faudra-t-il poursuivre sur cette méthode, sachant que la fin du bail tombera en 2025 ? Faut-il que l'État vende la parcelle pour qu'ensuite on y construise les résidences pour les futurs élèves ? Ou bien l'Etat doit-il construire directement sur ses terrains ?

Les différents cas ont été envisagés, tout en tenant compte du budget du ministère, qui devra par ailleurs assumer de fortes dépenses dans les années à venir, au regard de son ambitieux plan de construction de prisons.

Justement : des économies, l'agglomération d'Agen en propose. Hier, il a été affirmé que cette collectivité «mettrait dans la corbeille» ses terrains (dévolus à la partie pédagogique de l'extension de l'Enap), viabilisés de surcroît. Aucune décision n'a été prise au cours de cette réunion, sachant qu'Agen serait déjà en concurrence avec deux autres villes, l'une en Lozère et l'autre «dans le nord de la France».

Seconde mi-temps politique

Mais d'autres sites viendront-ils postuler à l'extension des capacités de formation de l'Enap ? Possible, car un appel à candidature sera publié courant novembre, comprenant un cahier des charges reprofilés.

On ne remet pas les compteurs à zéro, mais presque, et Agen doit désormais aborder la seconde mi-temps du match, avec un résultat final qui sera annoncé en janvier (en même temps que seront dévoilés les sites des futures prisons par le ministère). «On a pris un peu d'avance, concédait hier l'un des élus en sortant de la chancellerie.

On a été bons sur la première mi-temps administrative, avec un dossier bien formaté, et il faudra être aussi fort sur la seconde mi-temps politique.» Mais l'union sacrée reste plus que jamais de mise sur les bords de Garonne, avec une équipe «47» qui la joue collectif. «On est dans le coup, ajoute l'élu, unis parce que c'est une candidature de territoire.»

Et cette fois-ci, le plus important n'est pas de participer : il faut gagner.

La Dépêche

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