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lundi 27 juin 2016

Il agresse son gardien de prison à Rouen : cinq mois de détention supplémentaires

À Rouen, pour un simple refus de sortie dans la cour, un détenu s’en est violemment pris à son gardien de prison.

Le surveillant avait été blessé au visage et à la main (photo Stéphanie Péron)

Le 1er décembre 2015, à 14 h 30 un détenu, Christophe G. revient à la maison d’arrêt de Rouen d’une consultation médicale. Un gardien pénitentiaire lui demande s’il veut aller en promenade. Les deux hommes se comprennent mal.



Le surveillant pense que le détenu ne veut pas sortir alors que ce dernier demande à récupérer son manteau laissé avant sa sortie. Quelque temps plus tard, le gardien retrouve l’homme, seul dans le sas de la chapelle. Il lui demande alors de le suivre et le raccompagne à sa cellule tout en distribuant le courrier. Christophe G. devient agressif.

« Il m’a dit : tape-moi, ça me fera des sous »

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« Si tu ne fais pas attention, je vais t’en coller une, tu fais le malin », aurait-il hurlé avant de repousser son geôlier avec ses mains. Le surveillant se serait ensuite tenu à la coursive pendant que le prisonnier lui aurait mis des coups de pied et des coups de poing. Ses collègues finissent par maîtriser le forcené, le gardien ressort de l’altercation avec une lèvre et une main blessées. Le détenu finira devant le conseil de discipline, qui le condamnera à l’isolement. C’est au tour du tribunal de le juger.

Devant ses juges, Christophe G. donne une version bien différente « Je voulais récupérer mon manteau dans la chapelle pour pouvoir sortir. Il m’a dit que c’était trop tard. Il m’a fait sortir et m’a dit : tu me reparles une fois comme ça et je t’en mets une. Il m’a giflé, il voulait me mettre au sol, je l’ai attrapé par le col pour ne pas tomber. Il m’a dit : tape-moi, ça me fera des sous. Je lui ai répondu que j’avais qu’un mois encore à faire et que je ne ferai pas ça », détaille-t-il.

« Des témoignages d’autres gardiens et même d’autres détenus ne concordent pas avec cette version », lui oppose la présidente. « Je ne lui ai pas mis de coups de pied, j’ai avancé mon tibia pour me protéger de ses coups », affirme le prévenu.

« Il tente de se donner le beau rôle »

« La version de mon client est confirmée non seulement par ses collègues mais, également par des détenus. La commission disciplinaire de maison d’arrêt a par ailleurs retenu la culpabilité du détenu et l’a condamné à un isolement disciplinaire », plaide l’avocate du gardien. « La version avancée par le prévenu ne correspond en rien à celle décrite par l’ensemble des autres protagonistes. Il tente de se donner le beau rôle et de faire croire qu’il était en légitime défense. Tous les témoins décrivent que la victime a conservé son sang-froid alors même qu’il avait la lèvre en sang », expose la procureure dans ses réquisitions.

« Je me dois de vous rappeler que mon client doit bénéficier de la présomption d’innocence, même s’il a déjà été condamné par la commission disciplinaire à une peine de trente jours d’isolement, ce qui est le maximum. Il ne conteste pas qu’il y a eu une bagarre, il déclare seulement ne pas être à l’origine des violences », défend l’avocat de Christophe G. Le prévenu est condamné à une peine mixte de cinq mois de détention et de 240 heures de travail d’intérêt général.

Paris Normandie

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