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jeudi 2 juin 2016

Valenciennes : l'hôpital examine à distance les prisonniers

On n’arrête pas le progrès. Pour certaines consultations d’anesthésie, de cardiologie ou de dermatologie, plus besoin d’extraire les prisonniers de leur cellule. 

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C’est désormais le spécialiste de l’hôpital qui vient à eux, par écran interposé. L’Établissement pénitentiaire pour mineurs de Quiévrechain est passé le premier à la télémédecine, la maison d’arrêt de Valenciennes suivra.



Aussi banale soit-elle, c’est une scène qu’il faut se représenter pour en saisir la violence, le mot n’est pas trop fort. Imaginez un prisonnier sous escorte, menottes aux poignets, traversant le hall de l’hôpital puis le long couloir des consultations, sous les regards interloqués et inquisiteurs des autres patients.

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Cette scène, ce n’est pas de la fiction mais la réalité quotidienne du CHV. Où défilent, chaque année, 300 détenus de la maison d’arrêt de Valenciennes et 200 de l’Établissement pénitentiaire pour mineurs de Quiévrechain. L’accès aux soins pour tous, un droit fondamental auquel l’Hôpital, avec un grand « h », ne déroge pas.

Ce refus de toute forme de discrimination posé, les extractions de prisonniers n’en demeurent pas moins coûteuses et complexes à mettre en place, pour des raisons tenant à la fois de l’organisation et de la sécurité. L’opération impliquant trois ministères (Justice, Intérieur, Santé), «  la communication ne va pas toujours d’elle-même  », note le Dr Elbeki.

Anesthésiste, responsable du pôle URAMU (1) de l’hôpital valenciennois, il pousse les feux de la télémédecine avec le Dr Lefakouong, médecin coordinateur des unités sanitaires en prison. «  Plein de consultations s’y prêtent  » en anesthésie, stomatologie, cardiologie, traumatologie, dermatologie ou radiologie. Assisté du médecin de l’unité sanitaire, le patient n’a plus besoin de bouger de la prison : par caméra interposée, l’examen se fait à distance. «  I l faut que les praticiens adhèrent  », désormais.

Trois consultations ont été menées depuis le 11 mars, pour des mineurs détenus à Quiévrechain… Les débuts sont timides, mais «  on ne pourra être jugés qu’au moment où la maison d’arrêt de Valenciennes aura basculé à son tour  ». L’Agence régionale de santé, qui finance l’opération seule, y consacre 45 000 €. L’agglo devra quand même passer de la fibre optique entre l’hôpital et la maison d’arrêt. Le plus tôt sera le mieux.

1. Urgences, réanimation, anesthésie, médecine polyvalente, unités sanitaires en milieu pénitentiaire.

Nord Eclair

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