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lundi 1 août 2016

Liancourt : deux ans de prison pour le détenu agresseur d’une surveillante

La voix est douce, mais les phrases restent un peu confuses. Ce mercredi, Cédric Kulufa comparaissait devant le tribunal correctionnel de Beauvais pour avoir agressé une surveillante de la maison d’arrêt de Liancourt. 


Cet acte de violence, commis avec une fourchette et un rasoir, lui a valu une condamnation de deux ans de prison ferme.



Ce vendredi 21 juillet en fin de journée, Cédric est accueilli dans le bureau de la surveillante. Il lui raconte qu’il subit « des pressions » à la maison d’arrêt, sans étayer ses propos. Il souhaite retourner à l’isolement ou être transféré vers un autre centre.

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En avril, déjà, l’administration pénitentiaire avait accepté de le changer de bâtiment. Puis en juin, à sa demande, il était parti à l’isolement quelques semaines avant de retourner dans sa cellule.

Le trentenaire pense que « les surveillants comme les détenus lui en veulent. Il est persuadé qu’il y a contre lui une machination », racontera lors de son audition la victime aux enquêteurs.

Soudain, Cédric se lève et se jette sur la surveillante en tenant de la main gauche une fourchette, et dans sa main droite un rasoir : « Ne bougez pas. Je ne te veux pas de mal », lui aurait-il dit. A la barre, Cédric explique avoir « agi par désespoir ».

La surveillante se débat, mais se retrouve de nouveau coincée par l’agresseur.

Alertés par les cris, deux détenus interviennent et prêtent secours à la victime.

Si physiquement elle n’a pas été blessée, elle est toujours en arrêt de travail depuis l’agression. « On a frôlé la prise d’otage », estime le procureur qui a requis deux ans de prison.

Déjà condamné pour des faits de violences, et pour un viol, Cédric Kulufa aspire à quitter le centre de Liancourt ou être transféré en hôpital psychiatrique, selon les versions qu’il donne.

Cette « idée de persécution », soulevée lors d’une expertise psychiatrique, se manifestera jusqu’au bout de l’audience. Après s’être excusé de son geste, il a expliqué ne pas vouloir « parler pour [sa] sécurité et celle de [ses] proches ».

Le Parisien

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