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mercredi 3 août 2016

Tours - A la maison d'arrêt un été compliqué à gérer

Le Syndicat pénitentiaire des surveillants et surveillants brigadiers (SPS) tire la sonnette d’alarme. A la maison d’arrêt, la situation empire avec l’été.

Manque de personnels, heures supplémentaires, surpopulation, projections extérieures de colis… Les sources de difficultés s'accumulent selon le syndicat SPS. - Manque de personnels, heures supplémentaires, surpopulation, projections extérieures de colis… Les sources de difficultés s'accumulent selon le syndicat SPS.

L'été, c'est toujours une période compliquée. Laurent Rodrigues, secrétaire local du Syndicat pénitentiaire des surveillants et surveillants brigadiers (SPS) en fait, cette année encore, le constat.



Dans un communiqué adressé notamment au préfet, au député Jean-Patrick Gille, au procureur de la République, au directeur départemental de la Sécurité publique et à la direction pénitentiaire interrégionale, le syndicat énumère les sources d'inquiétude.

Des renforts provisoires

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Le manque d'effectifs d'abord « qui engendre de l'insécurité dans l'établissement ». « Nous sommes 47 surveillants là où il en faudrait 54, alors que la surpopulation est de + de 200 % », précise le secrétaire local qui reconnaît les renforts qui étaient présents au mois de juin. Provisoires. « Au final, tout est vite revenu comme avant. »

Ce qui entraîne des « heures supplémentaires à gogo, entre 50 et 70 heures par surveillant. »

Une situation d'autant plus compliquée à gérer que la maison d'arrêt est « surencombrée, avec 293 personnes détenues pour 142 places. »

Enfin, le syndicat déplore la multiplication des projections extérieures de colis « renfermant des objets et produits illicites et/ou dangereux depuis les rues voisines de l'établissement. ». Et ce « en cette période d'état d'urgence prolongé, où la vigilance devrait être au maximum. » « C'est régulier, toutes les semaines, mais aussi les samedi et dimanche après-midi. Il y a des stupéfiants, des téléphones. On ne peut pas les banaliser. »

Une situation tendue qui s'inscrit dans un contexte déjà difficile avec plusieurs agressions de surveillants depuis le début de l'année. Les syndicats avaient multiplié les alertes et les actions. « Il y a beaucoup de jeunes, donc beaucoup de rébellion. La population pénale est devenue compliquée, difficile à gérer. » Et le syndicat de se poser la question de la maîtrise ou non de la situation par la direction en place.

De Dijon, la direction interrégionale (lire ci-dessous) apporte son entier soutien à la directrice en poste.

 « On essaye de tenir », conclut le syndicaliste qui, avec ses collègues, ira à la rencontre du député socialiste Jean-Patrick Gille à la rentrée.

réaction

Nouveaux postes et groupes de travail

> A la direction interrégionale, basée à Dijon, l'adjoint au directeur interrégional, Christophe Millescamps tient à apporter des précisions. A propos de la surpopulation, « incontestable », il précise que les 293 personnes annoncées par le syndicat ne sont pas toutes à la maison d'arrêt (bracelets électroniques notamment).

« A Tours, on compte 115 prévenus et 92 condamnés hébergés. » Un nombre de prévenus largement en hausse par rapport à 2015 (87). En cause notamment, la hausse des détentions provisoires et une baisse (– 6  %) des aménagements de peine.

> Concernant les effectifs, le directeur adjoint reconnaît le déficit de personnels : 66 personnels théoriques au total contre 60 personnels en poste. « Absentéisme, mutations et réussite aux concours » les expliquent selon lui. Et Christophe Millescamps d'expliquer l'affectation imminente d'une secrétaire administrative et d'un agent technique. Sans oublier deux surveillants, en novembre. Et le recrutement de deux moniteurs de sport contractuels.

> En juin, lors de sa venue à la maison d'arrêt, l'idée de mettre en place des groupes de travail avait été évoquée avec les syndicats. Le SPS et l'Ufap s'étaient montrés intéressés. Ils pourraient débuter à la rentrée.

La Nouvelle République

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