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dimanche 7 août 2016

En prison, regarder des films sur la nature rendrait les détenus moins violents

Une prison dans l’Oregon a eu l’idée de faire regarder à 48 de ses détenus une série de films sur la nature et l'espace. Au bout d’un an, les actes de violence ont diminué de près de 26%. Un constat qui pourrait inspirer d’autres prisons.

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 Il y a un an, les prisonniers du Snake River Correctional Institute dans l'Oregon voient débarquer dans la cour de promenade un rétroprojecteur flambant neuf.



L'idée vient de Mark Nooth. Le directeur de l’établissement souhaite se lancer dans une expérience inédite : tester les effets du visionnage de paysages sur la santé mentale de ses détenus. Avec l’aide d’une équipe d’experts, le personnel pénitentier compile une série de films sur la nature et l’espace. Et va jusqu'à repeindre l’intégralité des murs de la cour en bleu pour améliorer la résolution. Ainsi naît le Nature Imagery Project.

Isolés de la société et de la nature

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La prison est divisée en deux : un groupe de 48 détenus a ainsi le droit de sélectionner à chaque passage dans la cour, un film à regarder. Après douze mois, les résultats sont étonnants : parmi les 48 détenus, les incidents et bagarres ont diminué de 26% comparé aux autres détenus qui eux, n’ont pas testé le programme. "Réduire la violence revient à assurer un environnement plus sain pour le staff et les prisonniers", explique Renee Smith, directeur du service de santé de Snake River.

Pour les partisans de l’écopsychologie, ces conclusions étaient prévisibles : de nombreuses études ont récemment démontré que l'exposition à la nature, même à travers de simples images, contribuait à améliorer notre santé mentale, à réduire le stress et même à accélérer le rétablissement post-opération.

Renouer avec la nature pour soigner le mal-être ?

La cour de promenade pour prendre l’air une heure par jour, et la cellule de 9m2 le reste de la journée, alimentent un sentiment d'isolement vis-à-vis de la société mais aussi vis-à-vis de l'environnement naturel.

"50% des prisonniers de Snake River ont été diagnostiqués comme souffrant de troubles psychologiques. Ce programme offre au personnel de la prison un nouvel outil pour tenter de répondre aux enjeux de la santé mentale en prison", assure ainsi Renee Smith.

Face aux résultats positifs, la prison de Snake Rive entend poursuivre son projet et étendre progressivement l’accès aux vidéos à tous les détenus de l'établissement. Sachant que 57% des femmes et 62% des hommes incarcérés aux États-Unis présentant des troubles psychologiques, l'idée pourrait bien conduire d’autres établissements américains à également se lancer dans l’expérience. En France, d'après Human Rights Watch, un quart des prisonniers serait atteint de psychoses comme la dépression, la schizophrénie ou les troubles bipolaires.

Six directeurs de prison américaines ont déjà contacté Mark Nooth pour tenter de tester à leur tour le Nature Imagery project à l’intérieur de leurs établissements.

http://mashable.france24.com

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