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vendredi 11 novembre 2016

Doigt sectionné, nez abîmé : deux agressions en trois jours à la prison d'Uzerche

En trois jours, deux surveillants ont été pris pour cible par des détenus, cette semaine, à la prison d'Uzerche. Le syndicat CFTC réclame des moyens supplémentaires.

L'entrée du centre de détention d'Uzerche

Trop c'est trop pour le personnel pénitentiaire de la prison d'Uzerche, en Corrèze. Deux surveillants ont été agressés, dans le cadre de leur travail, par des détenus cette semaine. La CFCT évoque "un ras le bol", des agents "au bout du rouleau" et demande des moyens supplémentaires.



"Que faudrait-il qu’il arrive pour que notre administration prenne les mesures nécessaires pour éviter de tels actes ?", se demande le syndicat.

Agressions lundi et mercredi

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Il faut savoir qu'à Uzerche le centre de détention est dit "ouvert", et que la très grande majorité des détenus peut circuler librement avec des parcours et des horaires précis.

La première agression a eu lieu ce lundi, quand un surveillant demande à un détenu de regagner sa cellule. Il reçoit, sans raison apparente, un coup de poing au visage : lunettes cassées, gros mal de nez et moral touché.

C'est ensuite ce mercredi que se passe la deuxième agression après une altercation entre deux détenus. L'un est ramené à sa cellule, s'énerve, donne un violent coup de pied dans la porte alors que le surveillant a sa main entre la porte et le mur : doigt sectionné, direction l'hôpital pour une greffe qui aurait prise, évitant l'amputation.

"Plus du tout le type de population par rapport à notre structure"
Jean-François Opsomer, délégué CFTC

"Nos missions ont évolué mais l'organigramme n'a pas évolué depuis 1990" date d'ouverture de la prison, affirme la CFTC, qui demande des moyens supplémentaires à la direction Inter-régionale par la voix de Jean-François Opsomer, le délégué du syndicat, qui explique que le travail n'est plus le même qu'à l'époque.

"On recevait uniquement des détenus issus du Limousin, avec une mission surtout axée sur la réinsertion de ces détenus dits calmes. Alors que, maintenant, on reçoit des détenus exclus d'autres établissements, d'autres régions. On n'a plus du tout le type de population par rapport à notre structure." Et après ces deux agressions, la CFCT demande à ce qu’une butée de porte soit installée contre chaque mur pour qu’un accident comme celui de mercredi ne se renouvelle pas.

France Bleu

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