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mercredi 23 novembre 2016

VENDIN-LE-VIEIL - Un détenu meurt de la tuberculose : va-t-il falloir dépister toute la prison ?

La prison de Vendin a connu son premier suicide de détenu jeudi, mais la maison centrale avait déjà géré un décès il y a moins de dix jours : un quadragénaire mort de la tuberculose sans que la présence du virus en prison ne soit connue.

Le détenu infecté par le virus de la tuberculose était arrivé à la maison centrale de Vendin-le-Vieil fin septembre. PHOTO SÉVERINE COURBE

«  Même si le risque est infime, il faut offrir une possibilité de dépistage aux personnes qui sont entrées en contact avec le détenu.  » 

Le personnel de la maison centrale de Vendin-le-Vieil ne veut prendre aucun risque. Il y a moins de dix jours, un détenu d’une quarantaine d’années est décédé d’une «  mort naturelle  ».

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Mais l’homme, condamné dans une affaire de mœurs, était atteint de tuberculose, une affection pulmonaire grave, potentiellement mortelle. Un virus passé au travers des mailles lors du processus d’entrée en prison alors que le condamné venait de la maison d’arrêt de Dijon ?

Toujours est-il qu’aucune mesure d’isolement ou de protection n’avait été mise en place depuis son arrivée à Vendin-le-Vieil (au nord de Lens), fin septembre. Le personnel et les détenus côtoyant le malade ont donc pu être contaminés sans le savoir.

«  Il est déjà arrivé qu’une tuberculose en provenance d’Amérique latine ne soit pas détectée dans un autre établissement  », explique Alain Jégo, directeur interrégional de l’administration pénitentiaire. Dans le cas de Vendin, il s’agit aujourd’hui «  d’attendre les résultats de l’autopsie pour connaître la nature de la tuberculose, savoir si elle était ou non contagieuse  ».

Prise de sang et radio des poumons

Si tel est le cas, un dépistage systématique avec radio pulmonaire et analyse sanguine sera mis en place à l’intérieur de la prison, en lien avec le centre de lutte anti-tuberculose (CLAT) et le médecin.

Il s’agirait de tester des dizaines de personnes  : surveillants pénitentiaires, employés administratifs… Sans compter le personnel policier qui a pu prendre en charge le détenu, les pompiers, les professeurs qui enseignent au sein de la prison…

Du côté de la maison centrale, on indique que les bases du protocole sont d’ores et déjà posées, par mesure de sécurité. Les premiers tests pourront ainsi commencer dans les jours qui viennent.

Un camion du CLAT sera installé à la prison pour l’ensemble des personnes qui le souhaitent. Celles qui seraient contaminées seront bien évidemment traitées en cas de besoin. «  Comment le virus est arrivé jusque-là sans qu’on le sache, c’est la question qui restera…  », s’interrogent les personnels.

La Voix du Nord

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