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vendredi 18 novembre 2016

Maison d'arrêt d'Angers : "On a trop perdu de temps"

Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas l'a dit lui-même ce jeudi en visitant la maison d'arrêt d'Angers. Trop de temps a été perdu pour son projet de déménagement à Trélazé. 

Maison d'arrêt d'Angers : "On a trop perdu de temps"

Actée depuis deux ans déjà, la construction du nouvel établissement pénitentiaire n'est cependant pas encore pour demain.



S'il fallait trouver un exemple angevin illustrant bien la longueur que peut prendre parfois le temps politique, nul doute que la construction de la nouvelle Maison d'arrêt d'Angers figurerait en bonne place sur le podium.

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Il y a deux ans, nous annoncions ici même l'inscription du projet par le ministère de la Justice du projet à son nouveau programme triennal d'investissement (2015-2017) dans les prisons. La Garde des Sceaux de l'époque s'appelait Christiane Taubira. Et de Christophe Béchu à Marc Goua, les élus angevins s'étaient réjouis de cette nouvelle attendue déjà depuis des années.

Deux ans après, le ministre de la Justice s'appelle Jean-Jacques Urvoas. Et il est venu visiter à son tour jeudi l'actuelle maison d'arrêt d'Angers pour dire qu'il voulait être "le dernier Garde des Sceaux à parler de la future maison d'arrêt de Trélazé".

Une manière assez franche, dans le discours et le ton, de reconnaître la responsabilité de l'Etat dans le retard pris (encore) par le projet. "C'est un projet qui ne devrait plus être un projet mais une réalisation" a t-il affirmé devant caméras et micros après un parcours millimétré dans l'établissement pénitentiaire et une réunion de travail le midi avec les élus et l'administration préfectorale.

"Les démarches d'acquisition du terrain ont été engagées, les propriétaires sont d'accord, la puissance publique peut engager la procédure.

"J'ai rencontré des élus qui avaient besoin de certitude pour engager concrètement les choses. Je suis venu leur dire que la décision était bien définitive, qu'il n'y avait plus aucun frein pour qu'elle soit appliquée. Nous avons trop perdu de temps" a insisté Jean-Jacques Urvoas. Sans pour autant contenter ceux qui espéraient des précisions quant au calendrier de réalisation.

Pas avant "10 ans", le temps de construction moyen d'une prison qu'il évoque lui-même ?

"Je veux croire que non. Les démarches d'acquisition du terrain ont été engagées, les propriétaires sont d'accord, la puissance publique peut engager la procédure" rétorque t-il. En février, le ministre de la Justice avait évoqué lui même un "horizon 2023".

Prenant la balle au bond, Christophe Béchu, le président d'Angers Loire Métropole, a indiqué que le nouveau plan local d'urbanisme intégrerait en février la construction de la maison d'arrêt sur une parcelle de 23 hectares à Trélazé (sur le site de la Bodinière). D'ici là, un comité de pilotage devrait être mis en place en janvier autour de la préfète de Maine-et-Loire Béatrice Abollivier pour lancer concrètement le projet.

Reste plusieurs inconnues : en premier lieu, le nombre de places que la Chancellerie souhaitera affecter au futur établissement pénitentiaire angevin. En février toujours, Jean-Jacques Urvoas avait parlé de 685 places. Reste que ce chiffre dépend d'une politique pénitentiaire globale et que plusieurs élections sont annoncées pour l'année prochaine.

Sur ce point, Jean-Jacques Urvoas s'est voulu rassurant : "Je pense que ce sujet peut largement supporter une élection présidentielle." Qui vivra...

Angers Mag

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