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mercredi 8 février 2017

Roanne - Les amours entre un surveillant et une détenue à la barre

Un surveillant de la prison de Roanne a été jugé ce mardi pour « complicité de recel de bien provenant d’un délit ».

Un surveillant de la prison de Roanne a été jugé ce mardi pour « complicité de recel de bien provenant d'un délit ».

B. A. est accusé d’avoir introduit illégalement un portable dans la cellule de L. P. A la barre, le surveillant qui a depuis démissionné s’est défendu d’un seul tort celui « d’être tombé amoureux d’une personne dont il ne fallait pas ».


Le couple est aujourd’hui pacsé et parent d’un « bébé parloir ».

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Un « coup de foudre » en prison, suivi d’innombrables échanges téléphoniques avec un portable que le surveillant aurait donné à la détenue. Les amours interdites entre B. A., 46 ans, et L.P., 37 ans, ont été jugées ce mardi à Roanne (Loire). Le surveillant est poursuivi pour « complicité de recel de bien provenant d’un délit » car introduit illicitement.

Entre droit et relation sentimentale

« On n’est pas là pour juger une relation sentimentale, mais pour faire du droit », a assuré le président Fabien Sartre, pour qui « l’essentiel dans ce dossier, c’est l’échange de SMS ». D’autant que L.P. n’a « jamais été auditionnée par les enquêteurs », dans cette affaire.

De fait, B.A., « excellent fonctionnaire » qui a démissionné en janvier 2016, s’est défendu devant le tribunal correctionnel d’avoir donné le téléphone à sa maîtresse : « J’ai communiqué avec une détenue, ce qui est interdit, je le reconnais, mais je n’ai jamais introduit quoi que ce soit. »

« J’ai un dossier pénitentiaire rectiligne »

« J’ai travaillé pendant vingt-trois ans et j’ai un dossier pénitentiaire rectiligne, le seul tort que j’ai, c’est d’être tombé amoureux d’une personne dont il ne fallait pas », a poursuivi celui qui ne le « supportait pas moralement » et « allait démissionner ».

Brièvement interrogée par visioconférence depuis la maison d’arrêt de Dijon où elle purge une peine pour meurtre, L.P. s’est quant à elle attelée à disculper son compagnon avec lequel elle est aujourd’hui pacsée et avec qui elle a eu un « bébé parloir ».

« Le téléphone, ce n’est pas le mien », a-t-elle assuré, expliquant que sa voisine de cellule le « lui prêtait régulièrement ».

« Une détenue sans problème, un surveillant exemplaire »

Me Sylvain Cormier, leur avocat qui a réclamé la relaxe pour l’introduction du portable, a demandé au tribunal de « tenir compte du contexte » : « Elle, une détenue sans problème, lui, un surveillant exemplaire, frappé par une relation d’amour et qui défaille. »

Pour rappel, les sentiments entre la détenue et son surveillant avaient éclaté au grand jour en août 2015, après la découverte du portable et de ses nombreux SMS, lors d’une fouille de la cellule de la jeune femme à la prison de Roanne...

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