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mercredi 20 janvier 2016

Nancy : justice pas rancunière

« Je suis quelqu’un d’hyper-calme et je n’ai jamais menacé personne ». Ce prisonnier nancéien d’une cinquantaine d’années a un regard fixe et inquiétant mais il ne prononce effectivement pas un mot plus haut que l’autre.

Il se retrouve, pourtant, ce lundi, devant le tribunal de Nancy pour avoir menacé de mort une juge d’application des peines. Les faits se seraient produits le 9 décembre dernier, soit le dernier jour de la peine de 18 ans de réclusion qu’il était en train de purger à la prison de Nancy pour une affaire de mœurs. Une affaire où il clame son innocence.

Et alors qu’il était sur le point de quitter le centre pénitentiaire, il aurait lancé à une surveillante : « je vais me rendre justice moi-même et m’en prendre au juge d’application des peines (JAP) et aux parties civiles dès que je serai sorti ».

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Le prisonnier a toutefois pu quitter la prison mais n’est pas resté libre longtemps. Une procédure a été mise en branle suite à ses propos et il a été interpellé trois jours plus tard alors qu’il se rendait à un rendez-vous chez le JAP. Diagnostiqué « paranoïaque délirant », il a été interné au centre psychothérapique de Laxou. Puis, une fois son état stabilisé, il s’est retrouvé à la barre du tribunal où il a clamé son innocence.

Il a affirmé être victime d’un règlement de comptes de l’administration pénitentiaire avec laquelle il serait en conflit pour une histoire de bouquins. Le détenu a en effet poursuivi des études scientifiques durant son passage derrière les barreaux et il aurait aussi amassé dans sa cellule une importante collection de livres universitaires. Des livres qu’il aurait aimé que la prison conserve en attendant de trouver une solution pour les transporter et les stocker.

Le vice-procureur Nativel n’y croit pas. Pour lui, le prisonnier a bien menacé le JAP et il réclame un an de prison ferme. Mais pour l’avocate de la défense, Me Aurélie Vaxelaire, le problème des bouquins n’est pas une invention : « J’ai d’ailleurs écrit à l’administration pour savoir où étaient passés les livres de mon client ». Et pour ce qui est des menaces contre le JAP, l’avocate estime que cela ne tient pas : « Mon client ne savait même qui était le juge d’application des peines qui s’occupait de son dossier ». Au final, Me Vaxelaire instille le doute et obtient la relaxe.

Est Républicain

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