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mardi 13 septembre 2016

La mutinerie à la prison de Vivonne en huit points

Il était 0 h 20 cette nuit quand le directeur de cabinet de la préfète Stanislas Alfonsi et le procureur de la République, Michel Garrandaux, ont tenu une conférence de presse sur le déroulement et le dénouement de la mutinerie qui avait éclaté dès 17h, au centre pénitentiaire de Vivonne. Extraits.

Le directeur de cabinet de la préfète Stanislas Alfonsi et le procureur de la République Michel Garrandaux, ont tenu une conférence de presse dans la nuit de lundi à mardi. - Le directeur de cabinet de la préfète Stanislas Alfonsi et le procureur de la République Michel Garrandaux, ont tenu une conférence de presse dans la nuit de lundi à mardi. - (Photo NR, Emmanuel Coupaye)

1. Le déclenchement. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Poitiers.



Le procureur n'a pas confirmé qu'un refus de permission de sortie soit à l'origine de la mutinerie comme nous l'écrivions hier soir. Peu avant 17 h, deux détenus de 30 et 34 ans libérables en 2018 et 2019, lourdement condamnés pour du trafic de stups et des violences s'en prennent au surveillant. Il est plaqué contre un mur son trousseau de clés lui est dérobé.

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2. Les mutins. L'émeute a concerné une soixantaine de détenus du centre de détention, des hommes qui purgent leur condamnation. Une cinquantaine d'entre eux s'est retranché dans le deuxième étage et ont allumé un premier feu dans le bureau du surveillant.

3. Le dénouement. Les équipes d'intervention de la Pénitentiaire venues de Rennes et Bordeaux, et de la gendarmerie, ont repris progressivement le contrôle des lieux. Les mutins se sont finalement rendus "dans le calme"

4. L'enquête. Elle va s'attacher à déterminer le rôle de tous les protagonistes et notamment de ceux qui ont suivi les deux meneurs. Il faudra identifier les incendiaires , donc de nouvelles garde à vue sont à prévoir. Les mutins avaient été rassemblés sous bonne garde dans le gymnase de la prison. Le procureur a ouvert une enquête pour violences volontaires sur agent de la force publique, mise en danger de la vie d'autrui et dégradation de bâtiment public.

5. Les incendies. Trois foyers violents ont été déclenchés dans l'enceinte du bâtiment. L'un d'eux a concerné des installations électriques. Une centaine de pompiers ont été engagés dans des conditions inédites. "Ils ont lutté avec bravoure" expliquait le patron des pompiers, le colonel Mairesse. Les pompiers intervenaient sous la protection d'équipes spécialisées qui libéraient les lieux au fur et à mesure.

6. Les blessés. On en compte finalement une dizaine dont cinq membres des forces d'intervention. L'un des meneurs de la mutinerie a fait un infarctus léger à cause de l'inhalation des fumées dégagées par l'incendie. Il a été conduit sous escorte au CHU. Un hôpital de campagne a été dressé par les pompiers et le Samu. Une cinquantaine de personnes y ont été prises en charge.

7. Les dégâts. Ils sont très importants dans le bâtiment incendié, une soixantaine de cellules d'emprisonnement seraient hors d'usage. Une expertise des lieux doit être menée.
Les pompiers évoquaient dès lundi soir des dégâts rendant impossible toute réintégration de certains détenus.

8. Les transferts. La question d'un transfert dans d'autres prisons était à l'ordre du jour dans un premier temps. Mais tous les locaux disponibles sur place ont été utilisés pour garder les détenus.

La Nouvelle République 

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