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samedi 17 septembre 2016

Le détenu menace de morts ses surveillants et la direction de la maison d’arrêt de Rouen : un an de prison

Incarcéré à Rouen, un détenu voulait à toute force un transfert. Il a menacé de mort des surveillants par écrit et évoqué une « équipe » chargée de l’exécution.

Le prévenu avait menacé des surveillants de la maison d’arrêt de Rouen

Le visage mangé par la barbe, le bras en écharpe, Fahim Amiachack, 24 ans, n’en mène pas large quand le tribunal correctionnel de Rouen le condamne hier vendredi à un an de détention. Et ordonne à l’escorte de le conduire à la maison d’arrêt d’Evreux, lui qui veut à toute force aller du côté de Châteaudun.



« Vous me condamnez à un cercle vicieux », prédit celui qui vient d’être sanctionné pour des outrages et des menaces répétées en maison d’arrêt.

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Entre la fin août et le début du mois de septembre, le prévenu a écrit sept lettres de menaces, tant à des surveillants, à la direction de la maison d’arrêt de Rouen qu’à de mystérieux amis chargés de mettre en œuvre ses menaces de mort.

« J’ai tout ce qu’il faut sur ta famille si je n’obtiens pas mon transfert, écrit-il à une directrice adjointe de la prison. Il ne me faut que deux minutes pour contacter mon équipe. » Fait inquiétant : quand bien même la commission de discipline a sanctionné ce comportement, le détenu détenait deux téléphones portables au sein même du « mitard ». Dans le même style, à un surveillant : « Je vais te baiser toi et ta famille. » « Je suis prêt à 15 piges de plus si je n’ai pas mon transfert. » À un tiers, il demande d’être prêt à « choper ce surveillant » et à l’enfermer dans une cave de Rotterdam.

« J’ai merdé, j’assume »

« Je voulais me faire entendre, je voulais mon transfert », gémit le prévenu, qui avait déjà été transféré de la maison d’arrêt du Havre pour avoir craché sur un membre de la direction. « Il ne s’est rien passé, c’est que des paroles, même si ce n’était pas la meilleure façon d’agir. Ça fait deux ans que je demande un rapprochement familial. » Problème : le prévenu porte un casier lourd de six mentions. Trois condamnations concernent des outrages ou des violences sur des agents de la force publique.

« Quand on écrit une lettre, ce n’est pas sous le coup de la colère », rétorque le tribunal. « J’ai merdé, j’assume », reconnaît le prévenu.

« Il revendique une logique de provocation : l’administration pénitentiaire ne peut tolérer un tel chantage », gronde le procureur Étienne Thieffry qui requiert huit mois de détention. Le tribunal en prononce quatre de plus et précise que le détenu sera transféré à Evreux. Fahim Amiachack aura connu les trois prisons de Haute-Normandie.

Paris-Normandie

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