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mardi 10 janvier 2017

Après la salle de shoot, les seringues en prison

Toxicomanie. Le Conseil d’Etat est en train d’étudier un projet de décret qui permettrait aux détenus toxicomanes de bénéficier de seringues pour consommer “à moindre risque”.


Après la très controversée ouverture de la première “salle de shoot” à Paris en octobre 2016, le gouvernement aimerait soigner les détenus toxicomanes au sein même des prisons.


En effet, le Conseil d’Etat est en train de préparer un décret qui permettrait l’application de la “Loi de modernisation de notre système de santé” du 26 janvier 2016. Et notamment de son article 41 : “La politique de réduction des risques et des dommages [des usagers de drogue] s’applique également aux personnes détenues, selon des modalités adaptées au milieu carcéral”.

Des seringues pour aider les détenus à sortir de la dépendance

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Concrètement, les détenus toxicomanes bénéficieront de seringues afin de consommer “à moindre risque” des stupéfiants, même durant leur détention.

Selon les premiers éléments transmis aux organisations syndicales, seuls les détenus occupants une cellule individuelle et incarcérés dans un établissement n’étant pas en situation de surpopulation carcérale seront visés par ce dispositif, après un accord du directeur de cet établissement.

Une politique sanitaire qui aiderait chaque toxicomane à entamer un parcours de sortie de la dépendance. Il empêcherait également les détenus d’utiliser les drogues dures ou encore de confectionner eux-mêmes des seringues artisanales.

Sur le même sujet Une « salle de shoot » ouvre ses portes vendredi à Paris

Pour être appliqué, ce décret doit encore parcourir un long chemin : rédaction, validation, publication au Journal officiel.  Un parcours qui s’annonce difficile puisque les syndicats s’y opposent déjà fermement, selon le quotidien 20 Minutes.

Transmissions de maladies et risques pour les surveillants

Selon Emmanuel Gauthrin, secrétaire général de FO Pénitentiaire, la mise en place de ce décret présente de nombreux risques comme des “transmissions de maladies”. Les détenus pourraient transformer “les seringues en armes”, avance-t-il  dans les colonnes de 20 Minutes. “Que fera-t-on le jour où il y aura une prise d’otage à l’aide d’une seringue ?”, demande-t-il.

De son côté, Christopher Dorangeville, de la CGT Pénitentiaire, est préoccupé par un potentiel “trafic de seringues qui pourrait ainsi voir le jour”...

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