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lundi 9 janvier 2017

Vendin-le-Vieil - Un détenu extrait de la prison tente de s’évader du centre hospitalier

Dimanche soir, un détenu qui venait d’être extrait de la prison de Vendin-le-Vieil pour se rendre au centre hospitalier a menacé le personnel soignant et les surveillants pénitentiaires avec une lame de rasoir.

En juillet, deux détenus avaient retenu en otage un surveillant pour demander leur transfert dans une autre prison. photo archives Pascal Bonnière

« Je vais vous égorger, je suis déterminé à partir. » Les phrases qu’il a prononcées laissent peu de doutes sur sa volonté à s’évader.


Après des négociations avec la police, l’homme condamné pour de multiples agressions a fini par se calmer. Des plaintes vont être déposées ce lundi après-midi. Le prisonnier, lui, est de retour dans sa cellule.

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«  Je vais vous égorger, j’ai des comptes à régler dehors et je suis déterminé à partir de Vendin.  »

Voilà le genre de phrases qu’un détenu d’une trentaine d’années n’a pas hésité à prononcer dimanche soir alors qu’il se trouvait dans une des chambres sécurisées du centre hospitalier de Lens.

Peu de temps avant, dans la soirée, le prisonnier a déclaré qu’il avait avalé des lames de rasoir alors qu’il se trouvait encore en cellule d’isolement au sein de la maison centrale de Vendin-le-Vieil.

Par précaution, le médecin de régulation du SMUR a demandé une extraction pour effectuer des radios au centre hospitalier. Considéré comme particulièrement dangereux, le détenu condamné pour de multiples agressions était entravé, menotté et sanglé sur un brancard pendant le trajet.

« Il s’est levé d’un coup, a sorti une lame de rasoir venue de nulle part »

Une fois à l’intérieur de la chambre d’hôpital, il s’est «  levé d’un coup, a sorti une lame de rasoir venue de nulle part  » et a commencé à menacer les trois agents pénitentiaires et la brancardière présents dans la pièce.

Grâce au sang froid des surveillants, le personnel soignant a pu être rapidement évacué. Mais, de leur côté, les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire ont dû user de prudence pour contourner le détenu particulièrement énervé et s’enfuir.

Enfermé dans la chambre, le détenu s’est finalement calmé après plusieurs longues minutes de discussion avec les policiers – quatorze hommes étaient mobilisés pour l’extraction.

L’examen médical du détenu a, par la suite, permis de constater qu’il n’avait absolument rien avalé.

Celui qui est libérable en 2024 est retourné en quartier d’isolement dans la soirée de dimanche. Personne ne sait, pour l’heure, comment il a pu se procurer ni transporter une lame de rasoir malgré la fouille réalisée avant l’extraction.

Dépôt de plaintes

Les syndicats – UFAP UNSA et FO – réclament aujourd’hui une protection statutaire et un suivi psychologique pour les agents présents au moment des faits. «  Ils ont subi un traumatisme violent  », soulignent les représentants du personnel.

«  Ils revoient encore la lame, c’est compliqué pour eux…  » Les trois surveillants impactés doivent porter plainte ce lundi après-midi et le prisonnier devrait être poursuivi.

L’inquiétude perdure à la maison centrale qui vit, depuis son ouverture en 2014, des situations difficiles. Deux prises d’otages ont déjà eu lieu au sein de la prison.

La Voix du Nord

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