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mardi 3 janvier 2017

A la prison de Fresnes, l'arbre sauve sa tête

Après la tentative de pendaison d'un détenu, les surveillants ont demandé que le conifère soit coupé.


Cet arbre-là, des générations de prisonniers du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne) le connaissent.


Haut de plus de dix mètres, il trône dans la cour du quartier spécialement adapté (QSA) réservé aux détenus les plus fragiles psychologiquement. Depuis quelques jours, les surveillants veulent sa tête.

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« A couper ! » réclame le syndicat FO, dans un tract illustré par la photo d'un homme armé d'une tronçonneuse. La raison de ce courroux ? Il y a quelques jours, lors d'une promenade, un homme détenu dans ce quartier est monté sur le conifère pour s'y pendre à une branche avec une écharpe. « Il est parvenu à grimper jusqu'à six mètres, précise un surveillant. Un collègue est monté et a coupé l'écharpe. Il tenait le détenu pour qu'il ne tombe pas. Il a fait preuve d'un sacré sang-froid ! Les pompiers sont finalement intervenus. »

Pour les gardiens, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. « Bien sûr qu'il n'y a pas souvent de tentatives de suicide dans l'arbre. Mais il ne se passe pas deux mois sans qu'on ait un incident le concernant, estime Thierry, le secrétaire FO de la prison. Des détenus montent dessus et il faut les faire descendre. C'est super dangereux ! Soit on change la cour de promenade, soit on coupe l'arbre. »

« On ne va pas le couper, répond Philippe Obligis, le directeur de Fresnes. II n'y a pas si souvent que ça des problèmes. Je suis là depuis septembre et c'est la première fois qu'on a un tel incident. C'était du reste plus un appel à l'aide qu'une tentative de suicide. Et quelqu'un qui veut se pendre, hélas, il ne lui faut pas forcément une branche. »

Autre argument avancé : la présence du végétal au beau milieu d'une cour de promenade aurait des vertus apaisantes.

« Je pense que cet arbre est plus bénéfique que nocif », tranche le directeur.

« Dans les années 1970, à la maison centrale de Saint-Maur (Indre), un homme s'était pendu à un arbre. Le directeur avait ensuite coupé l'arbre lui-même à la tronçonneuse. Une mutinerie s'était déclenchée. Les détenus tenaient à leur arbre ! »

Le Parisien

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