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mardi 3 janvier 2017

Val-de-Reuil : le détenu avait tenté de soudoyer l’agent pénitentiaire

Correctionnelle. En janvier 2015, un agent pénitentiaire de Val de Reuil s’était fait proposer une grosse somme d’argent par un détenu en échange de son silence.

Le détenu avait soudoyé l’agent pénitentiaire à la prison du Val-de-Reuil dans l’Eure (Photo d’archives)

Le rôle d’agent pénitentiaire n’est pas simple. Il doit gérer les conflits, aider le détenu à mieux supporter sa détention. Il est une mission plus sournoise, résister aux sirènes de l’argent.


L’un d’eux le 29 janvier 2015 au centre de détention « Les Vignettes », de Val-de-Reuil (Eure) a su faire preuve d’une grande probité, comme le fait remarquer le procureur adjoint Eric Neveu dans ses réquisitions. Ce jour-là, le surveillant effectue une fouille dans la cellule de Klabi Aslam, 31 ans. Il y découvre un téléphone portable.

Des « agissements inacceptables »

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Le prévenu va immédiatement réagir et lui proposer 2 000 € en liquide, pour qu’il n’établisse pas de rapport d’incident. Devant l’insistance du mis en cause, il refusera et portera plainte.

Le détenu comparaît devant le tribunal correctionnel d’Evreux pour tenter de s’expliquer. Dans le box, ce titulaire de six mentions à son casier judiciaire dont une de huit ans de prison ferme pour braquage qu’il purge actuellement explique qu’il était « sur le point d’avoir un aménagement de peine. Avec cet incident ma sortie était refusée (...). J’étais pas clair à cette époque et puis c’est dingue les 2 000 € je ne les ai même pas ».

Me Vincent Picard qui représente l’agent pénitentiaire estime « ces agissements inacceptables, il y a corruption, les faits doivent être considérés comme tel ». Il réclame 1 000 € pour le préjudice moral de son client qui s’est constitué partie civile. Le parquet renchérit : il réclame la plus grande sévérité et requiert une peine de neuf mois de prison ferme.

Me Kamel Bacha fait état « d’une proposition malheureuse, qui reste un cas isolé. Mon client fait de gros effort en détention », tente de convaincre l’avocat de la défense.

Six mois de prison dont trois mois avec sursis, tel est le prix de cette corruption. Le fonctionnaire percevra 200 € de préjudice moral et 450 € de remboursement de frais de justice.

Paris Normandie

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