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samedi 14 janvier 2017

Censi : «Ne pas condamner le domaine pénitentiaire»

Yves Censi, député de la première circonscription, a effectué, hier, une visite de la maison d'arrêt de Druelle aux côtés de son directeur, Jean-Marie Soria-Lundberg.

Au cours de sa visite de la maison d'arrêt, Yves Censi s'est entretenu avec plusieurs détenus./DDM, R.G.

Dépeintes, depuis plusieurs années, par les instances européennes et certaines organisations non gouvernementales comme étant parmi les pires du vieux continent, les prisons françaises ont régulièrement alimenté l'actualité au cours des derniers mois.


De la question de la surpopulation carcérale aux manquements graves aux règles d'hygiène dans certains établissements, en passant par le ras-le-bol des surveillants, les sujets sources de tensions et d'opposition entre les responsables politiques ont été nombreux. Dans ce contexte, la visite effectuée par Yves Censi, hier, à la maison d'arrêt de Druelle, a permis de constater que cette dernière n'était pas concernée par les situations précédemment évoquées.

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«Au moment de sa construction, deux objectifs avaient été fixés : faire en sorte que les conditions de détention soient dignes et que le personnel évolue dans un milieu cohérent, acceptable et sûr, ce qui n'était plus le cas à Combarel, a rappelé Jean-Marie Soria-Lundberg, chef de l'établissement. Le problème était qu'elle avait été conçue selon l'idée d'une structure un peu “light” du point de vue de la sécurité. Compte tenu de ce constat, l'administration a fait le maximum pour ajouter un peu d'argent au projet, et lorsque nous avons reçu les clés du bâtiment, quasiment un million d'euros supplémentaires avaient été investis pour rendre les lieux plus sécurisés.»

«Une gestion précise et efficace»

Inaugurée en juin 2013, la maison d'arrêt de Druelle compte, aujourd'hui, 109 lits (90 à l'origine, auxquels ont été ajoutés 19 autres en juin 2014), pour 115 détenus. Des conditions qui peuvent faire des envieux si l'on dresse une comparaison avec d'autres établissements de la région ou du pays, et qui constituent un atout dont le personnel et la direction ont pleinement conscience.

«Cela permet une gestion précise et efficace car nous pouvons travailler sur toutes les personnalités et prendre en compte les cas particuliers, a souligné un membre du personnel. Ici, tout est à taille humaine et nous arrivons à gérer les problèmes du quotidien mais, surtout, à obtenir des résultats énormes.»
«On évoque souvent la surpopulation carcérale en France mais on devrait plutôt parler de sous-capacité d'accueil, a insisté Yves Censi. Le taux d'enfermement est de 100 personnes pour 100 000 habitants, ce qui démontre que l'idée consistant à faire croire que l'on met trop de gens en prison est fausse.»

À l'heure actuelle, la population carcérale locale - qui ne compte ni femme ni mineur - se compose, pour un tiers, d'individus âgés de 18 à 25 ans. «Depuis 2009, nous accueillons de plus en plus de jeunes, qui ont pour point commun de ne pas supporter l'enfermement, ni la discipline, ni l'autorité», a révélé Jean-Marie Soria-Lundberg, qui doit également faire face à la menace de la radicalisation. «C'est un sujet très prégnant, y compris à Rodez, étant donné que nous recevons des détenus extérieurs à notre juridiction, a-t-il confié. De nombreux moyens sont engagés pour lutter contre ce phénomène, notamment en ce qui concerne la formation du personnel.»

«Ne pas oublier la question de la réinsertion»

Présenté comme une «petite structure» par son responsable, l'établissement pénitentiaire compte 75 agents et fait appel à une petite vingtaine d'autres, appartenant au secteur privé, pour accomplir des missions ayant trait à la santé, la restauration ou la logistique.

«La présence de la maison d'arrêt est importante car elle est associée à celle d'un tribunal qui fonctionne», a déclaré Yves Censi, qui, après avoir échangé avec plusieurs détenus, a estimé que la «mission pénitentiaire (concernait) le cœur du fonctionnement de la société».

«Je fais partie de ceux qui pensent que dans le cadre de la gestion budgétaire, il est indispensable de repenser la répartition des ressources, a-t-il dit. Il faut faire des économies, mais pour renforcer les deux domaines que sont le régalien et le médical. Il ne faut pas non plus oublier toute la question liée à la sortie des détenus et à leur réinsertion dans la société...

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