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mercredi 11 janvier 2017

Radicalisation : police et armée sont touchées aussi, mais de façon marginale

Dans leur livre «Où sont passés nos espions ?», les journalistes Christophe Dubois et Eric Pelletier détaillent un rapport interne consacré au phénomène de la radicalisation dans les rangs de la police.


Un phénomène croissant, encore très marginal et dont il est difficile de cerner les contours : la radicalisation au sein des forces de l’ordre (policiers ou gendarmes), mais aussi dans l’armée ou dans la pénitentiaire mobilise les services de renseignement français.


Selon le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, « aucune partie du corps social » n’est « à l’écart » de ce processus.

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Un rapport, dont l’existence a été évoquée pour la première fois dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, est développé dans un livre paru aujourd’hui (1). Les auteurs, Christophe Dubois, grand reporter à «Sept à Huit» (TF1), et Eric Pelletier, grand reporter au service Informations générales de notre journal, reviennent sur ce phénomène préoccupant. Cette note, émanant de la Direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), datée du 9 décembre 2015, détaille 17 cas de «comportements de transgression du principe de laïcité» dans ses rangs, survenus entre 2012 et 2015.

Avec des situations proprement stupéfiantes. Comme ce gardien de la paix écoutant des chants religieux en patrouille et s’arrêtant pour acheter... des burqas pour sa femme. Ou cette fonctionnaire qui s’essuie les mains sur uniforme le traitant de « saleté de torchon de la République ! ». Mais le cas le plus grave concerne l’une de ses collègues qui se lâche sur les réseaux sociaux : « Si j’étais à la place des terroristes, cela ferait bien longtemps que j’aurais fait péter l’Elysée et tous les enc... qui y bossent ». Elle a été poursuivie judiciairement et condamnée en appel à dix mois d’emprisonnement avec sursis.

Ces incidents marginaux (la préfecture de police compte quelque 27 000 fonctionnaires) posent cependant un vrai problème de sécurité, la plupart de ces policiers travaillant armés et ayant accès aux fichiers.

Dans l'armée, «une centaine de cas»

L’armée est, elle aussi, attentive à ce type de dérive : une poignée d’ex-soldats a rejoint la zone irako-syrienne pour combattre au côté de Daech. Une source chargée du suivi de ces questions a confié aux auteurs qu’au total, « une centaine de cas de radicalisation » est aujourd’hui dénombrée dans les ministères régaliens, Défense, Intérieur et Justice ». Pour autant, les services de renseignement n’ont pas détecté de stratégie d’infiltration sciemment organisée dans les rangs de la police.

L’examen attentif des 17 cas évoqués dans la note de la DSPAP montre que ces dérives individuelles touchent des gardiens de la paix, la base de la pyramide policière (un tiers des incidents concerne des femmes, pour lesquelles le port de l’uniforme et la tenue vestimentaire sont à l’origine des incidents).

Des policiers souvent entrés au début des années 2 000, en tant d’adjoint de sécurité (contractuels). Leur parcours a suivi la progression continue des revendications communautaires d’une partie de communauté musulmane en France...

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