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vendredi 13 janvier 2017

Montpellier : son permis de visite retiré, l’épouse fait évader son mari

Ce détenu a été arrêté rue Saint-Priest, non loin du CHU. L'épouse, quant à elle, est toujours en cavale.

Montpellier :  son permis de visite retiré, l’épouse fait évader son mari

Scène à peine croyable, mercredi 11 janvier, au CHU. Là où un détenu, conduit aux urgences, a réussi à se faire la belle, quelques dizaines de minutes, grâce à la complicité présumée de son épouse.


Tout débute vers 19h. Lorsque l'homme, âgé de 55 ans, après avoir été extrait de sa cellule de la maison d‘arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, est conduit aux urgences sous bonne escorte. Soit deux gardiens de la pénitentiaire et un officier.

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Le détenu est examiné, puis l'escorte se prépare àquitter l'établissement hospitalier. Prétextant ne pas se sentir très bien, le quinquagénaire demande à pouvoir se rendre aux toilettes. Ce qu'il fait avant de revenir.

Aspersion de gaz irritant et coup de feu

Mais au moment où l'escorte ressort des urgences et gagne son véhicule, une femme se jette sur une gardienne et fait usage d'une bombe de gaz irritant. Ce qui a pour conséquence de faire chuter la fonctionnaire.

L'attaque est si rapide que ses deux collègues n'ont pas le temps de réagir et se font également gazer. L'agresseur exhibe ensuite une arme de poing en exigeant que son mari soit relâché.

Une fois celui-ci libéré de ses menottes, le couple prend alors la fuite à travers l'établissement. Des vigiles du CHU présents à proximité et qui ont assisté à la scène se lancent à sa poursuite en compagnie des agents de la maison d'arrêt. La course les conduit jusque devant un immeuble de la rue Saint-Priest.

C'est là qu'un coup de feu est tiré par l'un des suspects en direction de leurs poursuivants, heureusement sans atteindre quiconque. Alerté, le commissariat central va alors dépêcher des équipages sur place et appréhender, une quarantaine de minutes plus tard et sans heurts, le détenu.

Retard de prise de service

Le service régional de police judiciaire (SRPJ) reprend la main après avoir été saisi de l'affaire par le parquet de Montpellier. Et c'est dans ses locaux que, depuis le milieu de la nuit, le suspect est entendu. Avant son probable transfert dans une autre maison d‘arrêt.

Cette nouvelle agression n'a pas tardé à faire réagir le personnel pénitentiaire. À l'instar d'Étienne de Sinno, le responsable du syndicat FO-pénitentiaire. Avec cette décision prise jeudi matin : celle d'organiser un retard de prise de service à 12 h 30, pendant une trentaine de minutes, et de provoquer une entrevue avec le directeur de l'établissement carcéral.

"On se retrouve livré à nous-mêmes"

"Sur les extractions nocturnes, nous nous retrouvons livrés à nous-mêmes avec des effectifs au rabais, nous ne sommes pas armés. Et voyez ensuite ce qui peut arriver ! Il faut voir dans quel état d'esprit sont les personnels.

Aujourd'hui, le chef d'établissement n'est plus en capacité de mettre un terme à cette violence, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, qui touche le personnel", peste Étienne de Sinno.

Lequel doit rencontrer le nouveau directeur régional, mardi prochain. L'occasion d'ajouter cette affaire aux multiples cas de violences dont sont victimes les gardiens et au récurrent problème de surpopulation, de manque d'effectifs et de projections d'objets depuis l'extérieur de l'enceinte de la prison.

Son permis de visite lui avait été retiré

Selon nos informations, la compagne du détenu -il serait sous le coup d'une procédure d'extradition- s'était fait retirer son permis de visite...

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