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mercredi 22 mars 2017

À la prison de Fresnes, le quotidien de Steeve, entre rats et punaises de lit

Au téléphone, depuis sa cellule de Fresnes, Steeve a raconté à Europe 1 ses conditions de détention, alors qu'un rapport sur la surpopulation carcérale est rendu mercredi.

TÉMOIGNAGE EUROPE 1

La surpopulation carcérale ne cesse de s'aggraver. Dans certaines maisons d'arrêt en France, le taux d'occupation peut atteindre 200%.


Mercredi, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, doit remettre un rapport qui, cette fois encore, s'annonce alarmant quant à l'état général des prisons françaises. Europe 1 a pu recueillir un témoignage exceptionnel d'un détenu de la prison de Fresnes.

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Steeve* est incarcéré depuis un peu moins d'un an pour trafic de drogue. Au téléphone, depuis sa cellule, il raconte son quotidien, avec la télé en fond sonore. Les portables sont en effet théoriquement interdits en prison…

Trois personnes par cellule individuelle. "À la base, les cellules ont toutes été construites comme des cellules individuelles. Ils ont juste rajouté un lit superposé à trois étages", raconte d'abord Steeve. "La cellule doit faire environ 10 m², et si on enlève le lit, le lavabo, la table, les toilettes, il doit rester 4-5 m² vivables", constate-t-il. "On n’a que trois douches par semaine. Si on fait du sport, c’est assez compliqué de se doucher. On est obligés de faire comme on peut avec le lavabo. Et on a uniquement de l’eau froide", déplore le détenu.

Des rats et des punaises de lit. Steeve témoigne aussi de conditions sanitaires particulièrement dégradées. "Il y a des rats qui se baladent quand on fait nos promenades. Les cellules sont, pour la plupart, infestées de punaises de lit. Il faut entre trois et quatre mois pour obtenir une désinfection de cellule", dénonce-t-il.

"On demande au moins des conditions décentes". "Bien sûr, on est conscients qu’on n’est pas là pour être en vacances. On est là pour être punis, donc c’est normal que ce ne soit pas non plus des conditions agréables, mais on demande au moins des conditions décentes", insiste Steeve. "Si tu prends des photos de la promenade ou des cellules, et que tu demandes à quelqu'un dans quel pays c’est, il ne te répondra jamais que c’est la France, dans le pays des droits de l’Homme".

* Son prénom a été modifié.

Europe 1

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