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vendredi 10 mars 2017

Prison pour mineurs : la grogne contre la surpopulation carcérale

Les éducateurs de l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville se sont mis en grève, fin février, suite à un problème de surpopulation carcérale. L'administration pénitentiaire s'explique.

Le 24 février, le personnel de l'établissement pénitentiaire pour mineurs s'est mis en grève. -

Les éducateurs de l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Porcheville ont observé un mouvement de grève, le 23 février dernier.


À l’initiative de plusieurs syndicats, le personnel qui œuvre au suivi et à la réinsertion des jeunes délinquants au sein de la prison a cessé le travail durant toute la journée.

Encadré par la loi

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En cause, la « surpopulation carcérale ». Selon Céline Pettini, éducatrice et membre du Syndicat national des personnels de l’éducation et du social (SNPES-PJJ-FSU), entre le 4 et le 6 février dernier, deux mineurs se sont retrouvés à devoir vivre et dormir dans une même cellule de 9m2. Ce qui est autorisé dans les lieux de détention pour les majeurs, mais « rigoureusement interdit par la loi », chez les mineurs sauf pour raisons de santé.

Mais là ce n’était pas le cas, d’après Céline Pettini. « C’est parce qu’il n’y avait pas assez de place pour accueillir les nouveaux arrivants, précise-t-elle. Le détenu a dû dormir par terre, sur un matelas. »

Cette situation n’a duré que deux jours, mais elle « met en danger la sécurité et l’intimité » de ces jeunes, estime la syndicaliste. « C’est la première fois que cela se produit à Porcheville », ajoute Céline Pettini.

Depuis le mouvement du 24 février, le problème ne s’est pas représenté. « Si cela se reproduit, nous nous remettrons en grève. C’est non négociable », prévient Céline Pettini.

« Début 2017, les établissements pour mineurs ont connu un pic de population en Île-de-France, répond un porte-parole de l’administration pénitentiaire. C’est une situation exceptionnelle. » Il précise que le choix du lieu de détention dépend des juges et souligne que les transferts sont soumis à davantage de contraintes pour les mineurs, pour assurer le « maintien des liens familiaux et du suivi éducatif ».

Ouvert en 2008, l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville, le seul de région parisienne, accueille soixante garçons, âgés de 13 à 18 ans. Il existe six EPM en France.

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