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mercredi 1 mars 2017

Un agent pénitentiaire condamné à 12 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel

Hier, après avoir longuement sangloté dans la salle d'audience du tribunal correctionnel d'Albi durant l'énoncé des faits marquants et humiliants de ces mois de harcèlement sexuel, Josette C. a poussé un ouf de soulagement en écoutant le jugement prononcé par la présidente Brigitte Schildknecht.

Bruno D.,47 ans, agent du Service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) d'Albi, et absent à la barre, a été condamné pour «harcèlement sexuel et propos ou comportements à connotation sexuelle imposées de façon répétées» à une peine de 12 mois de prison avec sursis assorties d'amendes de 5 000 € de préjudice moral et de 2 500 € au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale.

Auparavant, le réquisitoire du vice-procureur Pascal Suhard avait battu des records de célérité et de concision. «Le parquet avait dans cette affaire des réquisitions de non-lieu. Je m'en remettrai donc à la sagesse du tribunal.» On passera volontairement sur la reprise des faits commis par cet installateur de dispositif mobile électronique (comprenez bracelet électronique) pour se concentrer sur le courage de sa victime, présente elle hier à la barre du tribunal.

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«Le SPIP aurait dû me protéger. Cet individu est venu tout seul chez moi alors qu'un contrôleur ne doit pas venir seul chez une femme. Il s'est tout permis en long, en large et en travers. Il n'a pas arrêté. Il avait dit dès le premier jour qu'il me traquerait. J'ai halluciné et aujourd'hui (N.D.L.R. : hier), je ne peux comprendre ni admettre qu'il ne soit pas là. Il me disait qu'il avait «les pouvoirs» et moi «rien». C'était au SPIP de m'envoyer une dame !».

C'est au final Maître Nicolas Raynaud De Lage, avocat du barreau de Toulouse, défenseur de Josette C. depuis janvier 2014, qui aura le mieux résumé les enjeux de cette sombre affaire.

«Monsieur D. brille par son absence pas par son langage fleuri et imagé dont la présidente nous a livré un panel extraordinaire. Ma cliente a eu le courage de ne pas se laisser impressionner par un homme dont les deux passions avouées sont la chasse et le sexe. En revanche, comment l'administration a pu accepter qu'un homme seul aille contrôler une femme au fin fond de la campagne ? Comment le Ministère public a t-il pu infliger un simple rappel à la loi à B.D. et requérir un non-lieu ? C'est une hérésie juridique, une honte et un scandale incroyable !...

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