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jeudi 2 mars 2017

Vannes - Quand les colis volent au-dessus du mur de la prison

Téléphone, drogue, viande : voici les types de colis livrés par-dessus le mur de la prison, à Vannes. Pour la première fois en France, un filet rétractable a été posé… mais le problème s’est déplacé.

Pour la première fois en France, un filet rétractable a été installé au-dessus de la cour promenade, pour éviter les projections. A l’arrière de la prison, le parachutage de colis a pris de l'ampleur.

Il est un peu plus de 15 h, ce jeudi après-midi.

Les détenus sortent un à un pour rejoindre le terrain de foot stabilisé. C’est l’heure de la séance de sport quotidienne. Un moment de détente, hors les murs.


C’est surtout l’occasion, pour certains prisonniers, d’attendre un drôle de facteur. Et il ne faut longtemps pour que l’alerte soit donnée par un sifflement.

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Trois colis tombent du ciel sur le terrain de sport, parachutés par un homme situé sur le parking, derrière l’établissement pénitentiaire. Un surveillant de prison, posté à proximité, s’est rendu compte du petit manège et ne tarde pas à réceptionner les paquets.

Enveloppés dans des éponges


Il s’agit de trois éponges parfaitement bien empaquetées avec du ruban adhésif. « Il y avait trois téléphones portables et des produits stupéfiants à l’intérieur », commente Jean-Michel Le Breton, surveillant pénitentiaire à Vannes et secrétaire local de l’Ufap-Unsa Justice. « Les détenus ont presque tous un téléphone, mais les surveillants n’ont pas le droit d’avoir le leur sur eux. C’est le monde à l’envers », s’insurge le syndicaliste.

Les colis sont mis à l’abri, dans l’attente d’être récupérés par les policiers. Ces derniers doivent ouvrir une enquête pour retrouver le ou les auteurs de ce parachutage et surtout savoir à qui ils étaient destinés. « On a même eu un jour du steack haché et une escalope », ajoute le syndicaliste.
Le phénomène n’est pas nouveau et est surtout bien connu du milieu pénitentiaire. C’est ce que les gardiens appellent les « projections ».

Selon le syndicat Ufap-Unsa Justice, « il est fréquent d’observer cinq à six projections par semaine ». La livraison a lieu à une heure bien précise, dure une dizaine de minutes pendant l’heure et demie de sport et le processus est très organisé.

Un filet rétractable sur la cour promenade

Depuis plus de douze ans, le syndicaliste demande des moyens pour éviter le parachutage des objets. Et il a été entendu, puisqu’un filet a été installé au-dessus de la cour promenade et a été mis en service lundi. Rétractable motorisé, qui s’enroule sur lui-même, ce système est une première en France

« Les objectifs du filet sont de lutter contre les projections extérieures, contre l’introduction d’objet dangereux pour la sécurité des personnels et des personnes détenues et contre les trafics et l’introduction en détention de produits stupéfiants », indique Laurène Deleye, chef du bureau des affaires générales à la direction interrégionale des services pénitentiaires de Bretagne et responsable de communication.

Le filet unique et rétractable est situé sous les fenêtres des cellules. « Un filet fixe aurait facilité les projections en service de nuit », ajoute Laurène Deleye.

Le problème de la cour promenade s’est réglé après douze ans de longues négociations entre direction et syndicats...

Lire la suite sur Ouest-France

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