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mercredi 7 décembre 2016

Corruption à la prison de Brest. Ni escorte, ni vidéo : nouveau renvoi

Le procès de l'affaire de corruption à la prison de Brest a connu hier un nouvel épisode kafkaïen.

Comme l'audience du 9 novembre qui avait dû être « suspendue » pour cause de panne vidéo, la reprise des débats a été renvoyée en raison de l'impossibilité d'extraire l'un des dix prévenus. Fin 2012, par amour pour un détenu, une surveillante avait introduit dans la prison de Brest des téléphones portables, des stupéfiants et de l'alcool.


Ces produits approvisionnaient un trafic organisé par l'amant à l'intérieur des murs.

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À Brest, la surveillante avait été condamnée pour corruption à quatre ans de prison et à l'interdiction d'exercer un emploi public.

Huit autres protagonistes dont cinq détenus, impliqués pour corruption active ou comme fournisseurs, revendeurs ou intermédiaires, ont écopé de peines de trois ans à dix mois, tandis que la compagne de l'un des condamnés était relaxée.

En appel, l'audience avait dû s'interrompre au bout de quatre heures de débat alors que l'exposé des faits n'était pas achevé : une panne vidéo a fait disparaître des écrans deux des détenus qui comparaissaient depuis leur prison puisqu'ils n'avaient pas pu être extraits, faute d'escorte.

Nouvel épisode

Hier, près d'un mois plus tard, tout le monde était à nouveau réuni devant la cour. Soit sept avocats et neuf prévenus, tous venus de Brest. Mais il en manquait un : non seulement il n'y avait pas d'escorte disponible pour l'extraire de la prison de Rennes, mais les deux salles de visioconférence étaient prises.

 Fallait-il reprendre l'audience ? Non, ont répondu les avocats : le prévenu manquant est un élément important du trafic de stupéfiants, et il implique leur client, aussi doit-il être présent aux débats.

Le président de la chambre correctionnelle n'avait pas d'autre choix que de suspendre l'audience. Jusqu'à quand ? Pas facile de trouver un créneau pour des débats qui pourraient durer quatre bonnes heures. Il faudra en effet achever l'évocation des faits - et forcément rappeler ce qui a été dit le 9 novembre -, procéder à l'examen de personnalité des dix prévenus, aborder l'expertise psy de la surveillante, écouter le réquisitoire du parquet général et les sept plaidoiries de la défense.

Du 9 novembre au 16 mai

Au bout du compte, il n'y avait pas de date disponible plus proche que le 16 mai, ce qui fera une audience à épisodes d'une durée record de plus de six mois.

« Nous aurons alors un nouveau président », remarque un avocat, effondré devant « le naufrage de l'institution judiciaire » victime d'« une technologie inefficace » et d'une administration pénitentiaire qui n' « est pas en mesure d'assurer les extractions de détenus »...

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