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samedi 31 décembre 2016

Tribunal de Quimper - Il affirme avoir été violé en prison à Brest

Un Sud-Finistérien de 22 ans était jugé vendredi après-midi pour conduite en état alcoolique, hier.

Un Sud-Finistérien de 22 ans était jugé vendredi après-midi pour conduite en état alcoolique, hier. Trois codétenus l’auraient violé à la prison de Brest (Finistère) en avril dernier.

Trois codétenus l’auraient violé à la prison de Brest (Finistère) en avril dernier. Le procureur de la République à Quimper (Finistère) transmet le dossier d'audience à son confrère de Brest.


Justice

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Dans le box, un grand garçon sec. Blouson bombers bordeaux, regard désespéré. À 22 ans, ce Sud-Finistérien a déjà quinze mentions à son casier judiciaire. Ce vendredi après-midi, il est jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel pour avoir traversé en voiture le parking du centre commercial Géant avec 1,42 gramme d’alcool dans le sang, et sans permis, jeudi à Quimper (Finistère).

Au fil de l’audience, la présidente Marie Robert lui lance : « Vous avez fait part à un confrère avoir été victime d’une agression sexuelle à la prison de Brest… » Malaise en salle d’audience. Il semble préférer ne pas en parler. Crainte des représailles.

La parole se libère

Mais, finalement, la parole se libère. « Vous avez parlé de viol ? » relance la présidente. « Oui, par trois autres détenus. Ils traînent ensemble en promenade. Ça s’est passé en avril… », répond le jeune prévenu en tremblant comme une feuille.

À l’heure des réquisitions, le procureur, Thierry Lescouarc’h, prend acte de cette déclaration : « J’ai bien noté et je transmettrai une copie du rapport d’audience au procureur de la République à Brest qui a compétence en la matière. »

Le jeune ne semble pas rassuré. Le jugement tombe. Six mois ferme. L’audience s’achève. « Vous souhaitez ajouter quelque chose ? » demande la présidente au prévenu. « Par rapport aux faits ? Je suis stupide », répond le très jeune père de famille. « Pour le viol, je ne voudrais pas avoir de représailles. Ils vont savoir que c’est moi et je risque d’avoir des problèmes. Ils ont des copains dehors. »

« Oui, mais si les faits que vous avez dénoncés ont eu lieu, ils sont graves, et les personnes qui les ont commis devront être jugées », lui dit la magistrate. Le dossier est transmis à Brest.

Ouest-France

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