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mercredi 14 décembre 2016

Élisabeth Bortolin, directrice de la maison d'arrêt de Nevers : "Elle a une âme et une histoire"

La nouvelle directrice de la maison d’arrêt de Nevers, Élisabeth Bortolin, a pris ses fonctions le 8 août. Elle porte un regard neuf sur l’établissement.

Élisabeth Bortolin, directrice de la maison d'arrêt de Nevers : "Elle a une âme et une histoire"

Qui sont les détenus de la maison d’arrêt de Nevers ?

En 2015, l’effectif moyen était de 121 détenus (bracelets électroniques et placements extérieurs compris).
On a dénombré, la même année, 306 entrées pour 307 libérations. Au 1er janvier 2016, ils étaient 135 (27 prévenus et 108 condamnés dont 26 bracelets électroniques et 6 placements extérieurs). La maison d’arrêt est, en moyenne, à 98 % pleine.

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Celle de Bourges étant en travaux, certaines personnes écrouées là-bas sont temporairement incarcérées chez nous. Comme ailleurs, la maison d’arrêt de Nevers accueille des exclus d’autres établissements déplacés suite à un incident disciplinaire ou impliqués dans des associations de malfaiteurs qu’on dispatche.

Comment sont-ils accueillis ?

Les cellules comportent généralement deux lits. Certaines en sont équipées de trois. Aucun matelas ne jonche le sol. Principale difficulté en maison d’arrêt : être en capacité de recevoir un détenu à n’importe quel moment.

La commission pluridisciplinaire unique (*) se réunit chaque semaine. Les arrivants sont placés selon les informations recueillies. À l’instar des prisons modernes, il n’y a pas de bâtiment distinct pour les prévenus et les condamnés. Par contre, la séparation est respectée dans les cellules.

Dans quelles conditions ?

Le bâtiment date de 1856. Aucune comparaison possible avec des sites modernes. Mais cette maison d’arrêt a une âme et une histoire. Certes, des travaux sont à prévoir, mais il est en bon état et bien entretenu. Mon prédécesseur a beaucoup investi dans la sécurité du périmètre extérieur.

Un couloir est en cours de rénovation. En 2017, une deuxième série de travaux portera sur la réfection totale des douches et des sanitaires de la prison. Les détenus bénéficieront alors de l’eau chaude dans les cellules. Un établissement comme celui-ci nécessite d’une maintenance régulière. Côté travaux, nous avons la chance de pouvoir compter sur un agent formidable.

La proximité nous aide à les protéger.

L’établissement pourrait-il fermer, comme cela avait été envisagé en 2010 ?

À ma connaissance, pas du tout. Les annonces récentes du gouvernement ne vont pas dans ce sens.

On a de la chance de pouvoir compter sur trois médecins qui se relaient pour intervenir en prison. Chose assez rare, ils se déplacent même la nuit. On s’imagine que dans le neuf, c’est mieux. Qui dit nouvel établissement, dit plus de cellules.

Or, l’un des avantages ici est la proximité avec les personnes détenues. Nous savons de qui nous parlons et où chacun se trouve. Il y a bien moins d’indifférence dans une petite structure. Avec les détenus, nous sommes dans l’observation permanente, attentifs au moindre signe avant-coureur d’un suicide, d’une radicalisation… La proximité nous aide à protéger les détenus.

Tout le monde bénéficie-t-il d’un emploi ?

Ateliers pérennes de conditionnement, postes de services généraux ou dédiés à la formation, l’activité est en hausse...

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