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mardi 13 décembre 2016

Trois surveillants de Fresnes faisaient passer de la drogue et des téléphones

Drogue, alcool, téléphones… A condition de payer, ils fournissaient aux détenus ce qu’ils voulaient.


Trois surveillants de la prison de Fresnes sont en garde à vue depuis lundi matin dans les locaux du SDPJ 94 à Créteil (Val-de-Marne) pour, notamment, corruption passive par agent pénitentiaire, introduction d’objets illicites en milieu carcéral, blanchiment du produit d’un délit commis en bande organisée.


Deux d’entre eux, plutôt jeunes, ont été interpellés à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le troisième, plus expérimenté, a été appréhendé à son domicile en région parisienne. Par ailleurs, ce mardi matin, trois détenus ont été extraits de leur cellule. Ils doivent être interrogés sur les « services » que leur rendaient ces surveillants.

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L’affaire débute en août dernier avec la découverte d’un smartphone dans une cellule. En examinant le téléphone, les surveillants découvrent que le détenu est en lien sur Facebook avec un de leur collègue, un certain « Zac le Marseillais ».

Saisi, le parquet de Créteil demande au SDPJ d’enquêter sur lui. Le placement sur écoutes téléphoniques est sans appel. « Le gars est vérolé », grince un policier.

Des smartphones introduits en douce

Peu à peu, les enquêteurs mettent au jour un circuit au sein de l’établissement pénitentiaire. « Ici dès qu’un maton a un instant de faiblesse, tout le monde le sait et l’exploite, lâche un policier. Au départ, le détenu prend contact avec lui et lui fixe un rendez-vous avec un mec à l’extérieur. Ce gars-là lui file un paquet. Parfois le maton ne sait même pas ce qu’il rentre. Ça peut être des puces, des chargeurs, de l’alcool, du shit, n’importe quoi. »

Combien faut-il payer ? 50 € pour un petit téléphone indétectable. Mais pour avoir un smartphone, très convoité par le détenu qui veut aller sur les réseaux sociaux, il faut payer entre 200 € et 300 €. « Cela dépend aussi du prisonnier, précise un habitué des prisons. Le ripou se renseigne sur lui. Il sait s’il a les moyens de payer ou pas. C’est un peu à la tête du client. Après, c’est en général des détenus de seconde zone appartenant à la voyoucratie locale de banlieue ».

En garde à vue, Zac le Marseillais a beaucoup de mal à justifier son train de vie bien au-dessus de ses moyens. D’autant plus que ce joueur invétéré a perdu des dizaines de milliers d’euros sur les sites de paris en ligne.

Ses deux collègues corrompus ne rendaient sans doute pas autant de « services » aux détenus. Mais tout de même. « Le plus expérimenté des trois a tout de même avoué qu’il faisait entrer de la drogue en prison », soupire un enquêteur. Quant au troisième, interpellé lui aussi à Marseille, sa famille est haut placée dans l’administration pénitentiaire. « Ça fait un peu tâche », lâche un fonctionnaire.

« Ce qu’ils ont fait est inadmissible, analyse un policier. Mais il faut reconnaître que les conditions de travail des surveillants le sont tout autant. Un maton avec 30 ans de carrière touche 2 200 €. Forcément, l’idée de mettre du beurre dans les épinards doit leur traverser l’esprit plus d’une fois ».

Le Parisien


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1 commentaire:

  1. Aujourd'hui, nous voyons un glaçon de l'Iceberg.
    Le laisser aller du commandement et surtout de l'encadrement très souvent aux abonnées absents, porte une part de responsabilité sur le laisser aller des surveillants, livraient trop souvent à eux-mêmes.
    Le surveillant n'est pas uniquement le responsable d'une corruption passive ou active ... Cherchons ensemble les moteurs de ce fléau et combattons le.

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