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jeudi 8 décembre 2016

Besançon : les gardiens bloquent la prison pour dénoncer un problème de sécurité

Ce jeudi matin, les gardiens bisontins ont symboliquement bloqué la maison d’arrêt de la Butte.

Photo Arnaud CASTAGNE

Leur grief : une sécurité entre les murs d’enceinte mise à mal, notamment par les projections de colis extérieurs.


Des palettes, des pneus, des matelas, des sommiers - soit une montagne d'éléments inflammables - ainsi qu’une barre en ferre entravant la porte principale...

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Le front de solidarité des agents pénitentiaires sautait aux yeux, ce jeudi matin, devant la maison d’arrêt de Besançon.

Sous le regard vigilant de leurs camarades policiers, postés à quelques dizaines de mètres de là, les gardiens grévistes étaient plus d’une trentaine, soit un tiers des effectifs, à se mobiliser pour faire bouger les lignes. Un chiffre significatif. « C’est un choc pour l’établissement », veut croire Nicolas Rahon, représentant local du syndicat UFAP à l'initiative, avec la CGT, de ce mouvement d’humeur exclusivement bisontin.

Le motif de leur ras-le-bol est limpide : « La sécurité est mise à mal, notre fonctionnement interne est mis à mal, tout doit être redéfini. Il est essentiel que nous, personnel pénitentiaire, puissions travailler en toute sécurité et que les intervenants extérieurs puissent venir en toute sécurité. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ! », poursuit-il.

Deux causes à cela, selon eux : « L’isolement des gardiens face à la population carcérale et les projections extérieures ». À Besançon, chaque jour, 40 colis environ sont lancés au-dessus des murs et des filets. Une rafale quotidienne qui peut grimper jusqu’à une centaine le week-end. « On trouve de tout, de l’argent liquide, de la drogue, des bouteilles d’alcool, des kebabs encore chauds, des couteaux… », liste un gardien, désabusé. « Même une grenade, ça pourrait passer », imagine un autre.

« Quand on fait face à un détenu, on ne sait pas s’il est armé ou non »

Il y a peu, un cran d’arrêt a encore été catapulté dans la cour de promenade. Les lames en céramique sont aussi monnaie presque courante. Selon les matons, les effectifs et l’organisation font défaut pour contrôler au mieux ces projections. « Quand on fait face à un détenu, on ne sait pas s’il est armé ou non. Cela pose problème. Les menaces, les intimidations, c’est notre quotidien », explique Nicolas Rahon.

« On dénonce ça depuis longtemps, mais rien n’est fait. Ça empire, maintenant, ils bloquent la circulation de la rue et balancent leur colis en toute impunité », constate un de ses collègues. Pour la « gestion des mouvements des détenus » à l'intérieur de la prison, les agents veulent également être entendus. Et être « au moins deux » pour affronter l'imprévu, si imprévu il y a.

Une longue réunion s’est tenue ce jeudi entre représentants du personnel et direction de l’établissement. Chaque partie proposera, d’ici vendredi prochain, un protocole de réorganisation du travail.

Un compromis devra être trouvé, puis de nouvelles réunions hebdomadaires se tiendront jusqu’à fin janvier, date à laquelle un « bilan terrain » sera dressé. Les gardiens restent circonspects : les promesses ne suffisent plus. Eux veulent des actes concrets...

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