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mardi 6 décembre 2016

Surpopulation carcérale à Perpignan : « La situation s’aggrave »

L’établissement perpignanais, surpeuplé, ne désemplit pas. Les syndicats pénitentiaires tirent à nouveau la sonnette d’alarme.

236 agents sont directement au contact des détenus.

"Péril imminent !". Voilà comment les syndicats pénitentiaires résument la situation très délicate dans laquelle se trouvent la maison d’arrêt et le centre de détention de Perpignan.


Un cri d’alarme déjà poussé à maintes reprises, mais qui demeure plus que jamais d’actualité. « La situation s’aggrave parce qu’il y a très peu de libérations en ce moment ni même à venir », s’inquiète le secrétaire départemental UFAP/UNSA Justice, Johann Reig.

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Un engorgement aggravé par l’incarcération à Perpignan de détenus le temps des procès d’assises.

« La gestion des conflits est notre quotidien »

« Le centre pénitentiaire de Perpignan est submergé par le nombre de détenus !, insiste Johann Reig. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’il se produise quelque chose de grave ! » 643 personnes sont actuellement détenues à Perpignan et c’est la maison d’arrêt qui pose le plus de soucis avec 310 détenus pour… 133 places.

Le quartier des femmes comptant 48 détenues pour 33 places. Le personnel pénitentiaire est quant à lui composé de 236 agents directement au contact de la population carcérale (sur un total de 281 fonctionnaires). « Et treize de moins depuis un an », soupire Johann Reig. « Trois détenus dans 9 m2, c’est plus de pression entre eux et plus de pression sur notre travail, ajoute Frédéric Jenot de FO Pénitentiaire 66.La gestion des conflits est devenue notre quotidien. »

« On est les plus surpeuplés de toute la région »

Une rencontre est intervenue hier à Toulouse entre représentants syndicaux et direction interrégionale (regroupant les établissements de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon).

« Après nous avoir dit que la problématique de la surpopulation était la même partout en France, on nous a confirmé que Perpignan était l’établissement le plus surpeuplé de toute la région Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et on nous a promis d’essayer de faire transférer des détenus à Bordeaux », rapporte Johann Reig.

La nouvelle prison se construira-t-elle dans les P.-O. ?

Le délégué UFAP/UNSA a tour à tour rencontré le député PS Jacques Cresta en octobre, le préfet Philippe Vignes le 2 novembre et le maire LR de Perpignan et président de la communauté urbaine, Jean-Marc Pujol, le 16 novembre, pour évoquer la nécessité d’une seconde prison dans les P.-O. Un nouvel établissement d’une capacité de 400 détenus doit en effet être construit près de Perpignan ou bien dans l’Aude voisine .

« J’ai dit à Jean-Marc Pujol (qui aurait préféré que les crédits soient alloués à un nouveau palais de justice-NDLR) que ça désengorgerait l’actuel centre pénitentiaire et que ça créerait aussi 250 à 300 emplois, raconte Johann Reig....

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